Pour leur dernier album, les Cowboys ont modifié leurs techniques d’enregistrement afin de «créer un univers sur le CD, de concevoir une atmosphère plus chaleureuse, plus organique», souligne Jérôme Dupras. Ils ont simultanément enregistré plusieurs instruments dans le but de récréer l’énergie et la complicité qui furent, jusqu’à ce jour, la prérogative de la scène. Des 29 chansons composées, ils en ont conservées 14 sur l’album afin de «développer une histoire», d’établir «un fil conducteur dans les textes».

Le guitariste Jean-François Pauzé a encore une fois composé de délectables paroles empreintes tout à la fois d’un fort engagement social, d’un regard juste et tendre sur le monde des humains, de rires et de nostalgie. Jérôme Dupras explique que leur message «est transmis de façon positive, sans moralisme. L’énergie de la musique vient judicieusement contrebalancer l’aspect parfois lourd des textes.» Leur but est que «les gens s’amusent, dansent et oublient leurs problèmes», lorsqu’ils assistent à leur spectacle.

Chacun des musiciens, en fonction de son expérience et de ses penchants artistiques, conçoit l’orientation de l’album sous un angle différent. Cependant, grâce à leurs 12 années de collaboration musicale, les membres ont appris que «pour être un groupe viable, il faut être démocratique et fonctionner par consensus», confirme le batteur. «Malgré nos visions différentes, on a appris à faire des compromis, on sait discuter», relance-t-il. C’est ainsi qu’ils en sont venu à l’éclosion d’un album plus organique où transparaît la fusion des musiciens.

Verts Cowboys
Il est sans conteste que tous les membres des Cowboys Fringants partagent des valeurs
sociales, écologiques et humanitaires. C’est ce qui les a menés, en 2006, à créer leur propre fondation. Celle-ci poursuit deux objectifs principaux : minimiser les impacts écologiques de leurs tournées et assurer la protection des territoires à haute valeur écologique. Pour le premier volet nommé «Roulez au neutre!» ils ont calculé la quantité d’oxyde de carbone générée par leurs tournées, tant par leurs propres déplacements que par ceux de leur public. Après compilation de ces données, ils ont fait planter le nombre d’arbres nécessaires pour annihiler cette pollution. La deuxième cible à laquelle s’attaque la fondation s’atteint grâce à la collaboration de biologistes qui étudient les terrains qui nécessitent une protection urgente. Les fonds recueillis grâce à la fondation servent à l’achat de ces terrains, ce qui permet de les protéger, en modifiant leur zonage et en interdisant tout développement humain. Vous retrouverez tous les tenants et aboutissants de leurs projets sur le site Internet du band.

D’ici là, vous aurez la chance de vous faire entrainez par leur rythmes engagés le 27 décembre au Grand Théâtre de Québec. Bonne expédition!