La pièce présentée est un amalgame de mises en situation loufoques puisées parmi deux ouvrages du dramaturge français Jean-Michel Ribes : Théâtre sans animaux et Musée haut, musée bas. Le style de cet écrivain semble plaire à la metteure en scène : «Ce que j’admire chez lui, c’est sa façon de traiter avec un humour intelligent mais absurde des situations et des problèmes de la vie quotidienne. Un humour qui fait réfléchir.»

Les sujets abordés par l’auteur sont traités avec un tel réalisme qu’«il existe deux réalités similaires, celle des gens et celle décrite par celui-ci. Les deux réalités se ressemblent tellement qu’on a l’impression de jouer à chercher l’erreur», explique la jeune femme.

Cette production théâtrale, d’une durée d’environ 75 minutes sans entracte, devrait combler les spectateurs, puisque la metteure en scène la qualifie de «feu roulant en continu». Cette dernière nous avoue qu’elle a recherché la fluidité entre les différents corps de textes. «Les liens se font de multiples façons; par les personnages, par la musique, par les rencontres entre personnages, par les éléments de décor», affirme la créatrice.

Il est à noter que la distribution de Le cochon n’est pas de l’art, Jacques!, montée dans un temps restreint de trois mois, pourrait révéler de belles découvertes. «J’ai recherché des artistes créateurs, des gens motivés, prêts à travailler en équipe puisque le processus de la sélection de textes a été fait collectivement», affirme-t-elle.

Si la pièce est différente de celle de l’an dernier, reste que sa composition demeure sensiblement la même. «Je retrouve trois participantes de Capitaine Fracasse dans cette nouvelle distribution et c’est Mélissa Bolduc, mon assistante à la mise en scène, qui a déposé le projet auprès de la troupe en suggérant de me confier la mise en scène de la pièce» explique Joëlle Cloutier.