Après avoir produit une tournée dans l’Est du Canada avec The Scorpions à l’été 2007, GIP Production avait décidé d’inviter des groupes rock à se produire dans la capitale. «On sait que Québec est une ville de rock et les week-ends de spectacles extérieurs attirent beaucoup de spectateurs à Montréal ou aux États-Unis…Toutes nos études nous disaient que l’évènement avait du potentiel», assure Richard Guibeault, le directeur artistique de la boîte.

Le hic? Avec les célébrations gratuites du 400e et la température maussade de cet été, le public est moins enclin à payer le gros prix pour risquer d’assister à un spectacle les deux pieds dans la boue. Et il y avait déjà plusieurs gros spectacles à la fin août, d’où le peu de billets vendus et l’obligation de tout miser sur Leloup.

D’abord prévu sur les Plaines, puis au Relais, le spectacle s’est finalement établi au Colisée : «Avec 15 personnes sur scène, 30 000 $ de costumes et de décors (totems, arbres et autres…) on devait se déplacer à l’intérieur pour assurer la qualité du spectacle», explique M. Guibeault, qui a laissé carte blanche à Leloup pour exprimer sa créativité. Il promet tous les vieux succès du roi ponpon et quelques nouveautés du prochain album, bien sûr… Deux heures entières de Leloup, sans compter la première partie avec The Stills et Chinatown. Finalement, le week-end s’annonce bien.