Ce long métrage raconte l’histoire de Haruhiro Shiratori, restaurateur, qui a perdu son fils lors des attentats du 11 septembre 2001. Il retrace le défi d’un père qui, pour honorer la mémoire de son enfant unique, choisit d’aider un peuple qu’il aurait dû haïr.

Il monte le projet insensé de construire une école à Kaboul, dans un pays dévasté où règne encore la dure loi de la guerre. Magicien à ses heures perdues, il use de son talent pour créer un contact avec la population et redonner le sourire à ces enfants touchés par les atrocités des combats.
À travers ce film, nous suivrons l’histoire vraie d’un homme de cœur qui n’hésite pas à risquer sa vie pour montrer l’exemple dans un monde où il est difficile d’avoir encore espoir.

Le magicien de Kaboul prenant comme point de départ une tragédie bien connue, on peut rapidement se dire: «Encore un énième film sur le 11 septembre. Que peut-il apporter de plus sur un sujet où tout a été dit?» C’est à ce moment que survient une belle surprise. Cette catastrophe n’est que le point de départ de sujets aussi profonds que les relations
père-fils, le pardon, l’amour des autres plutôt que la haine. Le réalisateur nous montre également le choc culturel entre les pensées occidentale, afghane et japonaise. Cette magnifique fresque dépeint parfaitement les difficultés des hommes à se comprendre.

Quelques longueurs se font tout de même sentir, mais si vous avez du temps à occuper, faites un détour au cinéma, installez-vous et profitez de ce film qui en surprendra plus d’un!