Cette production théâtrale se compose de plusieurs étudiants de l’université qui interprètent différents personnages de la pièce de Vian. Depuis cet été, tous les participants sont sous la direction de Daniel Ross, un metteur en scène professionnel.

Les bâtisseurs de l’empire ou le Schwürz est une pièce absurde. L’histoire principale est assez difficile à résumer en quelques phrases. Grosso modo, Boris Vian présente une famille bourgeoise qui vit tranquillement dans son appartement luxueux. «Le hic, c’est qu’à chaque fois que la petite famille entend un drôle de bruit, elle monte d’un étage. Puis, plus le bruit est présent, plus leur vie et l’appartement se détériorent», révèle Olivier Lepage-Applin, qui endosse le premier rôle.

La pièce contient six personnages, tous aussi étranges les uns que les autres. Ils sont tous inconscients de la situation qui se déroule devant eux. La seule personne qui semble vraiment s’interroger sur ce qui arrive est la jeune fille, Zénobie. «Tout le long de la pièce, c’est uniquement elle qui se pose des questions par rapport à l’action qui se déroule», affirme Anne-Frédérique Champoux, comédienne dans la pièce ainsi que responsable du projet. On retrouve aussi dans l’appartement, le Schwürz. «Qu’est-ce que le Schwürz? Eh bien c’est un personnage humain recouvert de bandages servant de défouloir auprès des personnages, sans trop savoir pourquoi», rétorque la comédienne.

Coup de coeur
Les bâtisseurs de l’empire ou le Schwürz est une pièce coup de cœur pour la responsable de projet. «C’est une joie pour moi et le metteur en scène de pouvoir interpréter un de nos coups de cœur théâtraux, Boris Vian», affirme-t-elle avec enthousiasme. De plus, la production insiste pour conserver la pièce la plus authentique possible. «Nous n’avons presque pas modifié le texte. Nous voulions avoir la véritable version en l’honneur de l’auteur», souligne Anne-Frédérique Champoux.

La pièce de Vian en est une pour grand public, autant pour les jeunes que les personnes âgées. Chacun devrait y trouver son compte. «Puisque c’est absurde, on ne peut pas vraiment affirmer qu’il y a une morale ou une signification propre à l’histoire. Chaque personne pourra se faire sa propre interprétation de la pièce», révèle Olivier Lepage-Applin.

La pièce de Boris Vian sera présentée du 12 au 23 novembre, au théâtre de Poche du pavillon Maurice-Pollack, à 20h. Les billets sont en prévente à 10 $ au Bureau d’accueil et d’animation et à la porte à 12 $.