Depuis sa sortie, l’automne dernier, l’album de Kodiak La Mécanique n’a pas eu l’opportunité de faire valoir ses rouages sur les planches du Québec à sa juste valeur. C’est pourquoi le groupe compte bien remédier à cette situation. «Pour nous, jouer en première partie de Tryo est une situation idéale pour relancer notre dernier album et nous faire connaitre à travers le Québec», explique humblement l’auteur-compositeur-interprète, François Grégoire.

Un nouveau virage sonore s’inscrit dans l’évolution créatrice de Kodiak, qui s’éloigne peu à peu de l’univers hip-hop qu’on a connu en 2004 sur Pour y voir clair. La formation flirte désormais davantage avec un univers folk-rock-reggae et world. «Notre musique est en constance évolution depuis le début. On ne veut pas stagner, comme d’autres groupes le font, dans un carcan précis, poursuit François Grégoire. Il faut qu’on avance vers quelque chose de différent en explorant les idées de chaque musicien, sans perdre nécessairement notre ligne directrice.»

Or, sur scène, Kodiak joue une autre carte avec une nouvelle version de La Mécanique, dans un mode totalement acoustique. «En tournée, on utilise une formation épurée [guitares sèches, chœur, banjo, percussions, pedal-steel et basse]. Ça reste une formule passe-partout qui évite l’utilisation d’équipement sonore complexe et, du coup, expose efficacement l’essence originale de nos chansons», dit le chanteur, visiblement épanoui.

Reflet de la société
La force de Kodiak se situe également dans les chansons à textes de Grégoire, à l’instar de Dédé Fortin des Colocs, qui scrutent photographiquement la condition humaine: «Je n’ai pourtant pas la prétention d’écrire des textes à caractère engagé, mais je me sens plutôt comme un appareil photo qui prend des clichés de la société d’aujourd’hui pour les exposer au jour.»

Au final, le spectacle devrait probablement surprendre, notamment grâce aux pièces entrainantes «Réverbères», «Angle Mort» «Bombay» et «Fiasco».