Amalgame de monologues et de poèmes, la création de Kurt Schwitters est une véritable partition de rires et de délires. Impossible de réprimer un sourire. Entrer dans le monde de Schwitters, c’est entrer dans une autre dimension de la réalité!

Les textes de l’auteur allemand défilent à toute allure. Les comédiens enchaînent avec brio de courtes scènes imprégnées de l’esprit dada. On y expose une avalanche de chiffres, de mots, de chants, de bruits bizarres, le tout complété par des personnages défigurés par l’absurdité. Les répliques des personnages sont explosives.

À souligner : l’excellent travail des comédiens, particulièrement celui de Maxim St-Amant, qui interprète, entre autres, un poète qui a beaucoup de mal à s’exprimer! Le metteur en scène, Philippe Savard, assisté de Karen Labbé, dévoile des comédiens qui marchent au quart de tour. Les gestes et les mouvements sont précis. Les enchaînements sont fluides.

Les éclairages de Jérôme Huot demeurent simples, mais efficaces. La scénographie de Priscilla Lamontagne est discrète, toutefois très fonctionnelle et pratique. Le décor représente bien le côté décousu, déconstruit et farfelu de la pièce.

Reste qu’il demeure difficile d’adhérer à l’univers particulier du dadaïsme si l’habitude n’y est pas.