Bertrand est un avocat brillant, cultivé, compliqué, qui aime les femmes, surtout lorsque vient le moment de leur parler. Christophe, chargé de la protection de Bertrand, est un agent de sécurité, franc, sportif qui aime les femmes, sauf lorsque vient le moment de leur parler. Audrey est une présentatrice météo sexy, ambitieuse et totalement incontrôlable, qui n’a pas du tout l’intention de présenter la météo monégasque toute sa vie et qui, pour cela, est prête à tout. La rencontre de ces trois personnages atypiques les entraînera dans une lente descente aux enfers qui ne manque pas d’humour.
Anne Fontaine met en valeur les relations entre hommes et femmes, la peur de l’engagement, les peines de cœur et le caractère vil des personnes qui se servent des sentiments pour aboutir à leurs fins. Ces sujets sont envisagés sous un angle qui n’est pas révolutionnaire, mais la réalisatrice ne tombe pas dans les pièges tendus par ce registre de comédie sentimentale, octroyant ainsi une certaine profondeur au film.

Le véritable atout de cette œuvre réside en la prestation des trois acteurs, qui apporte à ce film tout l’attrait qu’il mérite. Fabrice Lucchini (Bertrand) est, à son habitude, envolé et drôle. Rushdie Zem (Christophe) incarne parfaitement son personnage et Louise Bourgoin (Audrey), pour son premier rôle au cinéma, est fraiche et pétillante dans un personnage taillé sur mesure. Les acteurs portent le film à bout de bras et réussissent à lui donner une couleur originale, drôle, parfois même émouvante.

Avec La fille de Monaco, Anne Fontaine réalise un long-métrage distrayant. Mais ce qu’il faut surtout retenir, c’est la prestation de Fabrice Lucchini, Rushdie Zem et Louise Bourgoin qui font de cette collaboration une réussite.