Tymer, c’est la manière acadienne de dire faire la fête, avoir du bon temps. Et c’est ce que promet Gabriel Malenfant, alias Tekstyle, l’un des membres de la formation, lorsqu’on l’interroge sur la prochaine prestation du groupe: «Ça va être un gros party! On va faire des tounes du disque [Cliché Hot] et beaucoup d’impro aussi. On est un peu comme les clowns de la classe, là, on va se défouler en masse!» Une promesse qui devrait être tenue puisque la bande de fêtards dégage sur scène une énergie contagieuse, qui risque de faire bouger même les plus frileux.

Jacobus, Lekx, Tekstyle et Timo se sont connus grâce à Jacobus et Maleco, formation hip-hop née en 2001 et à laquelle ils ont tous participé plus ou moins longtemps. «On n’était pas nombreux en Nouvelle-Écosse [et au Nouveau-Brunswick] à faire ce genre de musique-là, on s’est tout de suite sentis des affinités», raconte Tekstyle. Après le départ de Maleco en 2006, les gars forment Radio Radio et décident d’enregistrer un album. Ils produisent alors eux-mêmes le maxi Télé Télé, précurseur de Cliché Hot, paru en mai dernier sur l’étiquette Bonsound.

Depuis la sortie du disque, le groupe fait de plus en plus parler de lui et de ses beats accrocheurs, mais surtout de ce qui fait sa particularité : il chante en «chiac», un mélange de français et d’anglais, une langue aux couleurs et aux accents typiquement acadiens. S’il considère important de développer en Acadie une fierté culturelle et identitaire, Radio Radio ne se considère pas comme un porte-étendard de cette culture. «On essaye juste de représenter ce qu’on est, de faire ce qu’on veut, comme qu’on veut. Oui, on est des Acadiens qui font du hip-hop, mais c’est pas de là que vient notre inspiration, explique Tekstyle, avec un fort charmant accent. On est toujours en train de brasser des nouvelles idées. Même en show, c’est pas toujours la même chose, les beats changent, on s’inspire beaucoup du moment. Les jams, c’est vraiment la meilleure façon de faire, avec l’énergie qui s’y crée.»

Durant les prochains mois, Radio Radio continuera à faire des shows au Québec, puis en mars, les gars s’en vont vers l’ouest canadien et la France. Une ambition de conquérir la francophonie? «Oui, pis les Japonais, les Mexicains! Tout le monde aime un bon party!», conclut Tekstyle.

En ce qui concerne le party du Show de la rentrée, Radio Radio fermera la marche des nombreux bands présents et devrait monter sur scène vers 23h30.