9 h 30, Théâtre de Poche du Pavillon Maurice Pollak, troisième représentation de Amen par la troupe de théâtre Les Treize de l’Université Laval.

Anne Lebreton

Courtoisie---Dominic-DesnoyersDéjà une demi-heure avant le début de la pièce, les gens s’impatientent et tous veulent se faufiler dans cette petite salle qui nous rappelle tant nos petits théâtres de quartier. 19 h 45, Dominic ouvre enfin la porte. Musique folk, lumière tamisée, le décor est planté : une porte, une table, quatre petits tabourets, tout ce qu’il faut pour mettre le public alaise. Puis enfin arrive 20 h, le message est claire : « vous avez le droit de rire et de passer une bonne soirée! » Grand silence, trois secondes dans le noir puis la lumière se rallume sur ces six acteurs en herbes et un aspirateur au talent incomparable!

C’est l’histoire de Thomas et Jack (Hubert Harvey et Hugo Dulac-Lemelin) qui travaillent pour Madame C (Simone Gagné-Raynauld) jusqu’au jour ou Jake commet l’irréparable. Ils fuient alors en Côte-Nord, ou ils découvriront que l’exorcisme peut rapporter gros, très gros, mais à quel prix? Histoire simple se déroulant dans un décor des plus simpliste, mais avec un jeu d’acteur fabuleux. Ces comédiens ont vraiment du talent à revendre et exploitent leurs personnages les plus primaires avec brio. De plus, ces derniers étant liés dans la vraie vie comme sur la scène, il en ressort une complicité qui n’est pas déplaisante. Il faut, enfin, souligner une mise en scène et une conception sonore des plus surprenantes, voir parfois des plus inattendues! On remercie d’ailleurs Marie-Catherine Béland pour ses didascalies épiques!

Dominic Desnoyers nous révèle donc une pièce complète, aux multiples facettes qui nous laissent présager un bel avenir pour ce néophyte du théâtre.

La troupe Les Treize à donc de l’énergie à revendre et si vous avez loupé Amen, aller voir leur prochaine pièce : 15 février 1839 à partir du 13 mars.