La scène avec ses cônes orangés et les nids-de-poule en support vidéo donnaient le ton à la première partie du spectacle traitant de l’actualité québécoise. Toutes les histoires à propos de la construction n’échappent pas à André-Philippe Gagnon, qui les interprète sous forme de comédie musicale : Cônemania. Les cols bleus, le maire de Montréal, les routes en réparation : rien n’y échappe. On va sécher encore, risible adaptation de On va s’aimer encore de Vincent Vallières, se moque de nos ponts en décomposition qui, selon l’imitateur, vont retomber une fois qu’on les aura payés. Sans oublier les faux blocs de béton qui lui tombent sur la tête lors de son imitation de René Simard. Une mise en scène efficace.

Le Canadien de Montréal a aussi eu droit aux frasques d’André-Philippe Gagnon. Personne n’est oublié : Jacques Martin, Michel Bergeron, Jean Perron et Georges Laraque, pour n’en nommer que quelques-uns. De plus, le public a eu droit à la vision de l’imitateur à propos de la crise au sein du PQ et d’Occupons Québec.

Mais le segment mémorable du spectacle est le moment où il a enfilé un costume de velours cordé brun et un chandail à paillettes aux couleurs de Nordiques lors de sa personnification de notre maire, Régis Labeaume. Bien que sur le plan vocal, ce ne fût tout à fait juste, la gestuelle et la prosodie étaient parfaites.

Pour la deuxième partie du spectacle, ce n’est rien de moins qu’une trentaine d’imitations qu’il a offert au public sous la thématique de l’histoire du rock. Joe Cocker, Santana, Boy George et une imitation acclamée de Barry White ont sans surprise éblouie la salle.

Bref, un spectacle réussi où nous avons pu savourer tout le dynamisme d’André-Philippe Gagnon. Pour ceux qui ont manqué son passage, sachez qu’il sera de retour au Grand Théâtre les 16 et 17 mars prochains.

Crédit photo : Courtoisie Laurence Labat