Après un premier album anglophone qui n’a pas eu le succès escompté et une profonde remise en question, Clément Jacques revient à l’avant-scène avec un nouveau « premier » album entièrement en français, Le Maréographe. 13 chansons composent ce disque sorti à la fin du mois d’août, parmi lesquelles on retrouve les entraînantes « Ariane » et « Je ne suis que trouble ».

Joué, arrangé, réalisé, mixé et masterisé avec Éloi Painchaud, dont l’empreinte typiquement nord-américaine se fait sentir, Le Maréographe aborde l’éternel thème des relations hommes-femmes sans grande originalité, mais avec tout de même une sincérité évidente : il ne serait pas surprenant d’apprendre que les textes de Clément Jacques sont majoritairement autobiographiques, ou à tout le moins personnels, intimes. Ceux-ci, malheureusement, sont parfois maladroits et souvent trop verbeux (« My love », « Petite fleur ») pour être appréciés totalement.

Sur le plan musical, Clément Jacques fait une musique folk un peu rugueuse et brute, qui déstabilise à la première écoute, mais à laquelle on finit par s’habituer. On lui préfèrera cependant des chansons plus intimes, plus dépouillées, comme la touchante « Bonheur » et son beau jeu de guitares, ou encore « Tellement souvent », qui parle de ce début de carrière tumultueux.

Il suffira à Clément Jacques de persévérer dans son écriture tout en se démarquant de ses contemporains (Jonathan Painchaud sur « La femme invisible ») pour gagner le peu de maturité qui lui manque. Un artiste à suivre.