La jeune auteure-compositrice-interprète présente onze titres en français sur son dernier opus éponyme. Elle présente un album rempli de balades folk qui est influencé par sa culture franco-manitobaine.

Sous ce nom de scène se cache Geneviève Toupin qui avait déjà lancé deux albums. Sur son présent album, Willows, on retrouve les traces de ses racines métisses ainsi que des influences américaines. Tout cela, en français. On retrouve par contre quelques paroles en anglais dans trois de ses chansons (Sweet Trouble, Bill Murray et Valley of Fire). Ce choix teinte ses compositions.

Ses chansons, toutes acoustiques, sont mises en valeur par la voix feutrée de Willows. La guitare est l’instrument principal de la majorité des chansons. On retrouve à l’occasion des notes de violons (Les chemins et Je t’emmènerai). C’est plutôt le piano qui porte Stardust Motel, une balade qui termine l’album. D’un autre côté, la pièce Oiseau tonnerre est uniquement accompagnée de tambour amérindien. C’est une chanson sobre où l’on reconnaît bien les racines amérindiennes et métisses de Toupin.

Même si l’album est tout en douceur, on n’y retrouve pas que des balades. On peut y écouter quelques chansons plus rythmées, comme Entends-tu, le premier simple de l’album qui est une pièce folk entraînante. La chanteuse y fait référence à la nature et « aux anciens », comme elle le chante. Il y a aussi Valley of Fire qui commence tout doucement, mais qui s’active tranquillement avec beaucoup de percussions. Sweet Trouble, chanson aux airs de blues, se mêle bien au style folk de la chanteuse. Les chœurs masculins ajoutent un timbre encore plus feutré à la pièce.

L’album a été réalisé avec sa partenaire de musique depuis 2009, Émilie Proulx. La chanteuse et guitariste travaillait à la tournée de Geneviève Toupin avant de collaborer à la réalisation de Willows. L’équipe forme un duo gagnant qui offre un album francophone juste assez féminin, folk et proche de l’héritage culturel de l’auteure-compositrice-interprète.

4/5