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De retour à Québec le temps de deux représentations à la salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre, Patrice Michaud, qui a habité la ville près d’une décennie, a présenté son troisième album, Almanach, accompagné de quatre musiciens. Des soirées de haute voltige, partagées entre deux époques.

Kamikaze, Cherry blossom, La saison des pluies : enchaînées l’une à la suite de l’autre, ces trois chansons du nouveau disque de l’auteur-compositeur-interprète de Cap-Chat n’ont pas manqué de faire décoller le spectacle. Cela avait quelque chose de surprenant : le Gaspésien d’origine traîne une réputation de beau et bon parleur qu’il confirme à chacune de ses prestations. Le défi, lancé par Yann Perreau, a-t-il révélé, avait de quoi en laisser plus d’un pantois.

Autant conteur que chanteur

Québec n’a pas fait exception à la règle. « La miche » – comme il se surnomme lui-même – s’est bien gardée de rester concise. Conteur plus souvent qu’autrement, le guitariste s’est lancé à plus d’une reprise dans de longs préambules sur une foule de sujets et de tons, navigant entre le léger et le grave.

On regrette de ces ardeurs vocales pour le moins dynamiques le temps qu’ils ont grugé. Peut-être Patrice Michaud aurait-il pu plonger davantage dans Le feu de chaque jour. Ce n’est cependant pas faute de s’y être arrêté. En plus de la pièce éponyme de son second album, il a joué M’espères-tu, Le crash du concorde, Je cours après Marie et, bien sûr, Mécaniques générales. On fait comme si du Triangle des Bermudes était également de la partie.

Enfin, c’est Almanach qui a eu le beau rôle, avec raison. Toutes les pièces de ce troisième ont trouvé un coin où se nicher lors des deux heures trente du spectacle. Les terres de la couronne a particulièrement pris au cœur l’audience : sur le disque avec Ariane Moffatt, Patrice Michaud a admirablement bien mené seul cette balade au piano. Une première pour lui, a-t-il confessé.

Place aux Majestiques!

Le spectacle a semblé lancé, rodé… un peu trop confortable. Aussi l’artiste nous a-t-il transportés dans les années 50. Ce n’était plus un band, mais un orchestre ; Les Majestiques. Vêtus de vestons glitters argent, Michaud et ses quatre musiciens – bassiste, guitariste, percussionniste et pianiste – ont donné à leur prestation un air de « sous-sol d’église ».

L’artiste a proposé, de fait, son interprétation de Stop, de Sam Brown – en français, traduction « très libre » – chanson sur laquelle il a dansé son premier slow. Puis, Julie revient. Julie s’en va., Éloïse, Apocalypse Wow : autant de pistes plus dynamiques les unes que les autres qui ont témoigné de l’air enflammé de la soirée. Inattendue, cette thématique vintage a donné au spectacle un fil directeur qui a semblé manquer dans les premiers temps. Le concept s’est d’ailleurs prolongé au rappel – très généreux! –, lors duquel l’audience a eu droit à un audacieux medley de plusieurs grands succès de cette période.

Ce littéraire de formation académique a ainsi présenté un spectacle quelque peu téméraire dans ses choix scéniques. Qu’à cela ne tienne, l’ensemble était solide, convaincant. Rien de surprenant à ce qu’il affiche complet deux soirs de suite. Si l’on savait de par ses textes que Patrice Michaud a le verbe, force est de constater qu’il possède également la verve… et pas qu’un peu!


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