Ce n’est pas moins de six nouvelles expositions que l’institution de Québec accueillera en ses murs. Celles-ci ont été dévoilées par la directrice générale, Line Ouellet, lors d’une conférence de presse mercredi matin.

Ces nouvelles expositions sont divisées en trois thématiques : art contemporain, art international et art du Québec. Dans la première catégorie, on retrouvera À ciel ouvert. Le nouveau pleinairisme qui, du 15 mars au 25 juin, mettra à l’honneur les artistes qui ont pratiqué le plein air – une technique qui consiste à s’intégrer à la nature pour la représenter. Peintures, sculptures et vidéos seront notamment à l’honneur pour ce parcours intuitif du XIXe siècle  à nos jours.

Stéphane Gilot et sa Cité performative complète cette thématique : l’artiste belge d’origine, établi au Québec depuis une quinzaine d’années, a créée une installation multimédia de sept mètres sur onze, comportant plusieurs maquettes qui forment une ville miniature. Quel rapport entretenons-nous avec l’espace ? Voilà une question à laquelle l’artiste, qui présentera cette structure du 4 octobre au 24 février 2013, tentera de répondre. Il fera ainsi la rétrospective de sa dernière décennie de travail.

Ouvert sur le monde

Le MNBAQ, fidèle à ses habitudes, se tourne aussi vers l’international avec la présentation de deux expositions exceptionnelles. Durant l’été, du 7 juin au 3 septembre, les résidents de Québec et les touristes pourront redécouvrir un célèbre courant, le surréalisme, via le prisme du point de vue féminin nord-américain. En effet, Au pays des merveilles : les aventures surréalistes des femmes artistes du Mexique et des Etats-Unis présentera 179 œuvres de 46 artistes féminins, dont la célèbre Frida Kahlo, réalisées entre 1930 et la fin des années 1970. Des autoportraits, des portraits de famille et une analyse de la sexualité féminine seront au programme de cette exposition dont le seul point de chute canadien sera la Vieille-Capitale.

L’automne sera quant à lui consacré à une période lointaine mais fascinante : Art et nature au Moyen Âge, présenté du 4 octobre au 6 janvier 2013, mettra de l’avant la relation étroite entre ces deux éléments, et ce du Xe au XVe siècle. L’exposition, qui rappelle que l’art, à l’époque, voulait parfois dire artisanat, sera présenté de concert avec le Musée de Cluny, le Musée national du Moyen Âge, situé dans le cinquième arrondissement de Paris.

Retour aux sources

Le Québec et ses créateurs ne seront pas non plus oubliés, loin de là. Dans Mode et apparence dans l’art québécois, 1880-1945, on s’attarde au mythe de l’absence d’élégance vestimentaire chez les habitants québécois de cette période. En présentant tableaux, dessins, mais aussi catalogues, affiches publicitaires et photographies, le Musée National des Beaux-Arts veut aller à contre-courant de cette croyance en apportant une nouvelle histoire plus glorieuse de ces sept décennies. L’époque sera mise en écho avec la nôtre, puisque huit designers de mode ont été invités à s’inspirer de l’exposition qui se tiendra du 9 février au 6 mai pour réaliser une création contemporaine.

Enfin, Les arts en Nouvelles-France, comme son nom l’indique, mettra à l’honneur la production artistique de l’époque, c’est-à-dire entre 1608 et 1760, en mettant en exergue la dualité entre les objets réalisés ici et ceux importés du Vieux Continent. L’exposition, à partir du 2 août, sera regroupé autour des trois fonctions de l’art à l’époque, c’est-à-dire prier, décorer et se représenter. Malgré un patrimoine réduit, 125 œuvres pourront être contemplés. De quoi satisfaire même les plus exigeants des amateurs d’art – le grand public, lui, trouvera assurément son compte dans cette belle année en perspective.

Crédit photo : Laurie-Edwidge Cardinal