Des projections de films, sous l’étiquette expérimentale ou d’avant-garde, ont lieu tous les mercredis à 19 h au 4e étage du pavillon Jean-Charles-Bonenfant.

C’est pour « élargir nos horizons et sortir de ce que l’on connait » qu’une professeure au certificat en études cinématographiques, Julie Beaulieu, présente chaque semaine des films plus artistiques et underground à un public passionné de cinéma. On y suit l’évolution du cinéma expérimental et d’avant-garde des années 1920 aux années 2000, sans oublier de se poser sur des œuvres créées à l’aide de l’Office national du film. Mme Beaulieu précise que c’est le retour des rencontres à chaque semaine qui lui a inspiré le titre de « Cycle du cinéma expérimental et d’avant-garde ».

Un cinéma vraiment « ailleurs »

Le cinéma expérimental se définit par lui-même comme étant une sorte d’expérimentation; il demande une ouverture d’esprit du public qui doit être prêt à ne rien comprendre ou à ressentir des émotions fortes ou ambivalentes. Les réalisateurs de cinéma expérimental jouent avec les normes du cinéma actuel, ne serait-ce que par l’utilisation de filtres, de dialogues, de techniques de montage ou de réalisation. Tout devient un outil potentiel à la production de ce que le cinéaste a en tête, que le matériel soit technique ou non.

Le cinéma expérimental doit être vu comme une expérience émouvante où l’on est transporté par le cinéaste dans sa manière de présenter son film. Il émeut et bouleverse son public dans un art abstrait sans toujours lui fournir des explications. Il est, dans un certain sens, plus poétique que d’autres formes cinématographiques que l’on considère davantage dans la norme.

Animateurs en alternance

Les animateurs des soirées changeront tout au long de la session, variant entre Julie Beaulieu, la bibliothécaire en documentation filmique Annie Bérubé ou des étudiants de deuxième et de troisième cycle de divers domaines d’études.

L’étudiant à la maîtrise en Littérature et arts de la scène et de l’écran, concentration cinéma, Marc-André Gosselin, est l’un des élèves qui joueront le rôle d’animateur pendant la session. C’est sa directrice de mémoire, Julie Beaulieu, qui lui a suggéré de participer à son projet. « Elle m’a proposé de présenter une ou plusieurs séances », explique-t-il. L’étudiant compte profiter de l’occasion pour partager un nouveau monde de cinéma avec des gens qui y sont moins familiers ainsi qu’avec d’autres passionnés de ce genre.

Un joyau à découvrir

Il y a 35 000 exemplaires de films disponibles à la Médiathèque de l’Université Laval à la portée de tous. « Nous avons une collection absolument extraordinaire », assure Annie Bérubé. Faisant partie intégrale de la bibliothèque, la Médiathèque possède des projecteurs à pellicules de 16 mm et des salles de projections disponibles gratuitement, sous présentation de la carte étudiante. En allant à la Médiathèque, un élève peut louer des films (jusqu’à cinq à la fois) pour la durée d’une semaine.

Mme Bérubé voit dans les soirées de projections une belle opportunité à « s’ouvrir à ce cinéma, qui n’est pas nécessairement inaccessible ». Elle espère que chaque élève intéressé au cinéma se soit présenté à au moins une rencontre avant la fin des soirées, le 14 décembre prochain.