Marie-Andrée Cormier est détentrice d’une maîtrise de l’Université Laval. L’installation vidéo qu’elle présente s’intitule Paysage humain et a été dévoilée en 2010 à La Bande Vidéo de Québec, suite à une résidence de production appuyée par une bourse de Première Ovation.

Lors d’une entrevue tenue à Québec, l’artiste a pris le temps de nous expliquer son intention première : « Je ne me considère pas comme vidéaste… c’est le temps présent qui m’intéresse. La vidéo est un outil afin d’exploiter l’espace dans lequel on se trouve avec tous nos sens. En fait, je veux rendre la vidéo présente au moment où on la regarde afin d’engager le spectateur. » L’installation prend alors la forme d’un cube blanc placé dans un coin de la salle. Les deux écrans de dimensions considérables, qui forment les parois, accueillent les figurants projetés grandeur nature. On a donc l’impression que ces gens sont là, derrière le voile, manipulant les objets du quotidien pour le plaisir de notre curiosité. 

Dans la salle voisine, c’est le spectateur qui est invité à occuper l’espace du cube. Alexandre David est chargé de cours à l’École des arts visuels depuis 1999. Né à Montréal, ses installations sculpturales font présentement la tournée des institutions muséales québécoises.

Lors d’un entretien téléphonique, l’artiste nous a précisé ses préoccupations sculpturales : « L’idée n’est pas de représenter l’architecture ou de faire un commentaire critique sur l’urbanisme. Je cherche plutôt à proposer des expériences spatiales qui viennent s’insérer dans le quotidien des visiteurs. Ce sont des lieux in situ où il est important de pouvoir se déplacer afin de bien utiliser l’espace. » Justement, l’installation « Une ou deux places » s’étale sur deux salles et les murs de même que les planchers de celles-ci ont été placardés de panneaux en contreplaqué. Dans la première salle, il y a une plateforme où le centre du plancher a été ballonné tandis que la deuxième pièce intègre une bibliothèque fonctionnelle. Ici, les visiteurs peuvent flâner ou consulter les livres de référence, soit attentifs soit inconscients de l’œuvre qui les accueillent.  

 

Quoi ?Triennale québécoise 2011

Où ?Musée d’art contemporain de Montréal

Quand ?Jusqu’au 3 janvier 2012

Crédit photo : Stéphane Bernard