Québec, ville d’indie rock? Difficile de dire le contraire lorsque l’on vient d’assister à une soirée carburant à l’énergie entre salle et scène. Le rock consistant des trois groupes a graduellement propagé l’enthousiasme parmi les spectateurs, qui ont même eu le privilège de lâcher leur fou sur les planches. Les deux formations ayant assuré le réchauffement du public ont bien installé l’ambiance, juste à temps pour un Leafer désiré qui a su secouer son monde jusqu’à la dernière note.

Silk Screaming a certes ouvert le bal avec un son rock plus classique, qui a tout de même créé d’expressifs moments planants. La guitare trempée dans le psychédélique et le noise ajoutait une saveur appréciable aux morceaux enracinés dans le new wave et le punk. On aurait pris plus de danse de la part de la head singer.

Le Grand Nord donnait pour sa part des sensations d’épopées, à travers un son travaillé, sculpté par les instruments acoustiques, électriques et électroniques. Un rock lourd aux harmonies prenantes et à l’inspiration progressive, qui explose parfois pour mieux faire renaître les mélodies, parcourues dans l’ensemble par une touche de sentimentalité envoûtante.

Leafer offre des sons inattendus tout en transmettant une énergie primaire complètement contagieuse. L’émotion se transmet simplement et ce, dans une ingéniosité des formes qui secoue. Leur musique saccadée et pleine de variations fait monter la tension et densifie l’énergie, le tout ponctué de clairs passages de folie très bien transmis en chair et en os. Les fragments de rock ‘n’ roll au piano et les couleurs du disco-punk font bon ménage.

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