Après plusieurs vidéoclips et des centaines de spectacle sur les scènes de la province, Les Vulgaires Machins était murs pour une pause de travail, ce qui n’empêche pas le chanteur, Guillaume Beauregard, de poursuivre des projets personnels.

Anne-Julie Thibeault

D’étoiles, de pluie et de cendres est le titre de son album en vente depuis le 14 octobre dernier. Le lancement d’un tel projet était un processus nécessaire dans la poursuite de la carrière de Guillaume. « Travailler avec de nouveaux collaborateurs, aborder la scène musicale différemment, faire des découvertes étonnantes, tout ça m’a donné le goût de pousser ma démarche créative plus loin, sachant que je pouvais me permettre certaines choses impossibles à réaliser avec les Vulgaires » admet-il.

Féroce adepte du punk-rock, Guillaume Beauregard consomme ce genre de musique jusqu’à ses 25 ans, puisant à même ce style parfois bruyant et éclaté pour monter ses propres créations. À la mi-trentaine, il ressent le besoin de revisiter des classiques comme Van Morrison, Neil Young et les Beatles. Sans renier ses origines punk, Guillaume a envie de s’éloigner un peu de ses repères pour découvrir autre chose. « Mon album solo est très orchestré, avec des cuivres, de la guitare électrique, de la batterie, avec une texture sonore recherchée et des arrangements qui vont complètement ailleurs que dans l’univers musical dans lequel je baigne depuis longtemps » explique-t-il.

Sans être un album concept, c’est un album qui porte l’idée de la renaissance : laisser mourir quelque chose pour rebâtir quelque chose. L’auteur-compositeur-interprète joue avec le contraste entre le malheur et l’espoir. D’étoiles, de pluie et de cendres évoque à la fois la beauté et les difficultés de la vie. Avec du recul, Guillaume Beauregard confie que « c’est un album très personnel, mais qui nous ressemble tous. La tristesse, le malheur, la joie, l’espoir, on est tous fait de ça, les humains, on est beau et plein de marde en même temps! Faire cet album devait être un exercice sincère. Je ne voyais pas l’intérêt d’écrire sur une fiction quelconque. Je souhaitais écrire sur des réalités qui me touchent et qui ont également une portée universelle. C’est la façon que j’ai trouvé pour essayer de créer une œuvre qui a du sens, qui puisse avoir un impact ou un écho pour quiconque l’écoute et se laisse porter ».

D’étoiles, de pluie et de cendres, c’est un processus de création qui aura duré un an et demi, entrecoupé de petits arrêts, vie personnelle oblige. Sans avoir de système établi pour la construction de ses mélodies, il les écrit, seul avec sa guitare, dans le fond de sa cave. Guillaume confie que « peu importe [la] vision par rapport aux sons, aux arrangements, aux décisions artistiques concernant l’album, j’ai toujours pensé que la priorité, c’est d’avoir une bonne mélodie et des bonnes paroles pour soutenir ton album, après ça, les possibilités sont infinies! ».

Même s’il s’agit d’un album solo, Guillaume n’a pas pu s’empêcher de s’entourer de plusieurs musiciens. Pour le chanteur, il était primordial d’aller chercher toutes les nuances, les subtilités et les harmonies qui se produisent lorsqu’on joue en gang. « Ce serait difficile pour moi de faire des shows en solitaire, je me sentirais beaucoup trop seul. J’ai fondamentalement besoin d’être nourri par les autres. Et de les nourrir par la même occasion. La présence d’autres esprits créateurs me stimule beaucoup! » affirme Guillaume.

Et les Vulgaires Machins ?

On lui pose souvent la question. Qu’adviendra-t-il de la formation? Les fans se le demandent! « Les Vulgaires Machins, c’est une famille, c’est dans mon ADN, ça serait juste absurde de dire que c’est la fin. Pour l’instant, c’est une pause, mais on s’est promis de ne jamais annoncer une tournée ou un album d’adieu », souligne-t-il.

Rappelons que D’étoiles, de pluie et de cendres est disponible depuis le 14 octobre. Pour ce qui est de la tournée, elle devrait débuter après la période des Fêtes. Guillaume Beauregard a fait certaines annonces le 21 octobre au lancement de son album à Montréal, au La Tulipe. Pour les intéressés, il sera en prestation à Québec, accompagné de ses cinq musiciens, au Théâtre du Petit Champlain le 13 février 2015.