AT : Avez-vous toujours su que vous vouliez être un musicien professionnel?

KC : Oui. D’aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours voulu être musicien. J'ai beaucoup aimé le soccer pendant quelques années, mais c'était très compétitif et stressant.

AT : La musique ne l'est pas?

KC : Non. Enfin, elle peut l'être, mais je ne peux jouer au soccer sans être compétitif, alors que c'est possible en jouant de la musique. Elle me permet d'être moi-même. Elle fait partie de moi autant que mon bras!

AT : Vous êtes devenu un favori en moins de deux ans. Avez-vous travaillé dur pour y arriver ?

KC : Quand j'ai commencé à jouer en Australie, je faisais cinq à six spectacles par semaine, et je jouais dans la rue la fin de semaine, parfois jusqu'à six ou sept heures d'affilé. J'ai fait ça sans arrêt pendant trois ans. Alors oui, c'était beaucoup de travail.

AT : Vous avez été musicien avant d'être auteur-compositeur-interprète. Aujourd'hui, vous considérez-vous comme l'un plus que comme l'autre?

KC : Je dirais que je suis probablement plus un auteur-compositeur-interprète qu'un musicien, maintenant. Pendant longtemps, je n'étais qu'un musicien, je n'écrivais aucune chanson. Mais depuis la fin de mes cours de musique classique, il s'agit plus de créer de la musique qui vient de moi. Et j'en suis heureux. Je crois que c'est comme ça que je veux passer le reste de ma vie.

AT : Vous avez partagé la scène avec beaucoup de grands musiciens, comme Bob Dylan. Comment c'était de jouer avec un tel artiste?

KC : Je n'ai pas vraiment joué avec lui. J'ai vu des gens écrire ça. J'ai joué sur la même scène où il avait joué deux heures avant, et j'ai essayé de le rencontrer, mais je n'ai pas pu l'approcher. Bob Dylan est ma plus grande idole. Je le vénère depuis des années! Une part de moi est heureuse de ne pas l'avoir rencontré, pour garder ma vision de lui comme un héros.

AT : Vous travaillez déjà sur un deuxième album. Ça avance bien?

KC : Très bien. J'ai eu un été intense, mais dès que j'avais du temps libre, j'allais en studio pour enregistrer des démos et trouver des idées. On a 20 chansons dans lesquelles piger. Je crois qu'on aura un nouvel album d'ici l'été prochain.

AT : Vous avez déjà affirmé que le Canada était comme une deuxième maison pour vous. Qu’est-ce qui vous plaît au Canada?

KC : Les gens! Ils ressemblent aux Australiens. Les Canadiens ont la même attitude ouverte et sans prétention, surtout au Québec. Ils sont plus ouverts à de nouveaux styles musicaux, alors c’est facile pour un artiste d’y venir et d’y jouer.

AT : Vous avez une longue semaine de tournée. Allez-vous garder votre meilleure énergie pour le Petit Champlain ?

KC : Bien sûr! En fait, l’énergie vient autant du public. Il vous en nourrit et vous la lui redonnez. Quand j’ai joué à l’Impérial cet été, j’ai senti l’énergie de la foule comme jamais, je pense, dans ma vie. Alors je n’ai aucune crainte de manquer d’énergie pour les spectacles du Petit Champlain!

 

Qui ?Kim Churchill

Quand ?Mardi 18 octobre (complet) et mercredi 19 octobre

Où ?Théâtre Petit Champlain

 

Crédit photo : Claudy Rivard et Arnaud Anciaux