Dans leur local de jam, Daniel Laroche, Dominic Simard, Gabriel Savard et Julien Rhéaume se sentent comme dans leur seconde maison. Ambiance détendue et jam avant les questions fatidiques.

Alice Chiche

Le nom de The Babyface Nelsons est un clin d’œil au band Dillinger Escape Plan qui fait référence à John Dillinger, un gangster américain des années 30. Son acolyte du vol se faisait appeler Baby Face Nelsons. Un hommage, donc, au « gros gangster bien dangereux ». Le lien entre un cleptomane américain et le band? Difficile à dire, mais cela suscite pas mal de curiosité… et fonctionne.

Pour ce qui est de l’anniversaire de naissance du band, les membres du groupe ne s’entendent pas. Ils s’obstinent pour finalement s’entendre sur un « trois années officiel » d’existence. Pourtant, les quatre gars se connaissent depuis bien longtemps. C’est Gabriel, au drum, qui a rejoint les rangs en dernier pour « concrétiser » le groupe. Daniel et Dominic jouent ensemble depuis 11 ans, alors que Julien a rejoint le duo peu de temps après.

Puisque leur style de musique est varié, les membres de la formation définissent leur musique (après concertation et débat) comme du rock métal expérimental progressif. « Mais c’est un peu plate de nous associer à du métal, ça ferme des portes », explique Dominic. Même réflexion par rapport à l’étiquette « alternatif ». Leurs influences sont diverses, du moins. On peut citer, parmi elles, A perfect circle, Tool ou encore Dillinger Escape Plan.

The Babyface Nelsons a lancé son premier EP le 5 avril au Cercle. Pas de show, simplement la présentation de leur CD. « On voulait juste avoir du temps avec nos amis », souligne Dominic. Une ambiance « intime », ajoute Daniel. La pochette de leur EP est faite home made, en série limitée bien sûr : une plaque de mousse avec des lignes noires renferme le CD, lui aussi peint home made. Une valeur ajoutée à leur EP, puisque leur musique est déjà offerte gratuitement en téléchargement.

Le mois de mai est chargé pour le groupe. Début sur les chapeaux de roues le 1er mai au Scanner avec Bloddy Diamond, Bella Clava et Generator. Le 9 mai à l’Agitée avec Twelve Foot Ninja, et le 17 mai au pub de L’autre Zone avec Dead Citizen et Endless rebirth.

Les quatre membres dégagent une sacrée énergie lorsqu’ils jouent. Échangeant parfois les instruments, The Babyface Nelsons est un groupe rempli de surprises. Pas d’argument pour ne pas aller les voir.