Le dernier film de celle à qui l’on doit La turbulence des fluides (2002), Manon Briand, est sorti hier en salle au Québec. Liverpool raconte l’histoire d’une jeune tenancière de vestiaire dans un bar branché de Montréal qui s’embarque bien malgré elle dans une aventure de gangster et de corruption. Malgré les airs dramatiques de ce court résumé, le film allie suspense, légèreté et humour.

Hubert Gaudreau

Je ne m’attendais à rien, car je ne savais presque rien sur ce film sauf qu’il était québécois, que Stéphanie Lapointe y tenait le rôle principale et que l’affiche était jolie. Heureusement que j’avais placé la barre très peu haute, car sinon j’aurais été déçu. Je dois dire cependant que la performance de Charles-Alexandre Dubé (Thomas) était plutôt bonne sachant qu’il est issu du conservatoire de théâtre depuis seulement deux ans. La direction photo était elle aussi très surprenante, ce qui permettait parfois de sauver les quelques inconstances de la réalisation.

Les effets spéciaux étaient quant à eux, soit de piètre qualité, soit inefficaces ou inutiles, ce qui faisait en sorte qu’on perdait le fil de l’histoire. Pour ce qui est de la scénarisation, certaines lignes semblaient forcées d’autant plus lorsqu’elles étaient jouées par Stéphanie Lapointe, qui restera tant qu’à moi une chanteuse et non une actrice professionnelle.

La réalisatrice semblait avoir un besoin de dénonciation, car tout y passe, le système politique, la société de consommation, les technologies, le système de santé et même le journalisme. Je vous laisserai juger par vous même de l’efficacité de cette critique massive de la société. Fait à noter que certains éléments du film rappellent la crise sociale que vit actuellement le Québec.

Bref, le film aurait pu être un peu plus réussi si on avait approfondit certains aspects plutôt que de se concentrer à en intégrer le plus possible. À la rigueur on aurait pu alléger le tout avec un peu plus d’humour.

Je le recommande, mais je vous avertis, ne vous attendez à rien sinon vous serez déçu.