Photo : Courtoisie Claudy Rivard

Il y a environ un mois paraissait le plus récent album de Damien Robitaille, Omni­présent. Dès février, la bête de scène trimballera un peu partout ses rythmes latins et ses refrains accrocheurs. Rencontre avec un musicien polyvalent et passionné.

Justine Pomerleau-Turcotte

Dès son en­trée dans la galerie du Grand Théâtre, tous les em­ployés se précipitent pour le sa­luer et prendre de ses nouvelles. Sa réputation n’est plus à faire et son charme semble opérer chez tous ceux qui le rencontrent.

D’où lui est venue l’envie de teinter Omniprésent de couleurs latines ? En 2010, le franco-on­tarien est invité à présenter Homme autonome en Argentine. Malgré la barrière de la langue, c’est un franc succès; et le pu­blic, plus qu’enthousiaste, lui donne envie de retourner en Amérique du Sud et de pou­voir cette fois-ci communiquer avec ses fans hispanophones. De retour à Montréal, il décide d’apprendre l’espagnol. On lui conseille de se familiariser avec la langue par la musique. Au fil de ses recherches, il est séduit par ce son du Sud.

Les grooves sont venus natu­rellement. Pas de styles (samba, salsa) prédéfinis; ce sont plutôt des idées mélodiques glanées au fil des mois en tournée qu’il a associées à ces rythmes typés bien ancrés dans sa tête au mo­ment de composer. «C’est pas un disque latin que je veux faire. Je me suis inspiré de la musique latine. Mais je suis Nord-Amé­ricain». Les deux cultures ont évidemment chacune leurs particularités : « Nous autres on a besoin d’alcool pour bien danser. Là-bas on fait la fête… il y a une belle simplicité ». Le personnage de crooner/séduc­teur qu’on a connu avec Homme autonome sera-t-il toujours de la partie pour la prochaine tournée ? «Peut-être, je ne sais pas. Ce n’est pas calculé. Ça vient tout seul. Tout à coup, je deviens ça !» Là-dessus, il com­plète par la même réponse qu’il sert à ceux qui lui demandent comment il a découvert son style de musique : «Je fais ce que j’aime, c’est tout !»

Adepte de musiques variées ( «J’ai eu un trip de musique latine pendant un an… et au printemps j’écoutais du Mozart, ensuite des big bands» ), l’au­teur-compositeur-interprète po­lyvalent est ces temps-ci adepte de musique traditionnelle et profite de la pause entre le lan­cement de l’album et le début de la tournée pour se remettre au violon. «En connaissant tous les styles, je peux être à l’aise pour les jouer». Sa forma­tion musicale solide lui permet de composer au piano, à la gui­tare, a capella, et d’être à l’aise dans toutes les situations mu­sicales : «Faut être passe-par­tout… omniprésent !».