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Formé dans un cours à l’Université Laval en 2009, le sextuor de chant a cappella Jazz Affair lancera son premier opus, JAM, le 2 février prochain. L’album de sept titres propose des reprises jazzées de chansons populaires tant francophones qu’anglophones, d’Aznavour à Styx, en passant par Van Morrison et Gerry Boulet.

Le groupe s’est créé à l’occasion d’un cours de combo vocal et a continué d’évoluer par la suite. « Ça a débuté à l’université et après on ne voulait pas que ça s’arrête parce le projet est trop intéressant et riche. C’est rare aussi d’être capable de conserver un projet aussi dense. Avec six voix, ce n’est pas évident », raconte la soprano Marie-Pier Deschênes.

En 2012, Jazz Affair fait un bond en avant en remportant le prix du meilleur arrangement au Harmony Sweepstakes A Cappella Festival de New York. Le groupe était assez impressionné par l’ampleur de l’événement, mais l’expérience leur a permis de comprendre comment ils se démarquaient par rapport à la concurrence. « Ça a été un bon tremplin pour trouver un peu notre identité et de reconnaître qu’on avait un son. » Le prix du meilleur arrangement était dans la mire des comparses. D’ailleurs, leur nouvel album est composé uniquement d’arrangements originaux, à la manière de leur spectacle.

JAM

Le choix de JAM comme titre d’album s’est imposé rapidement. D’abord, en raison de la chanson Pour faire une jam de Charles Aznavour qui se retrouve à la toute fin de l’album. De plus, le disque respecte bien la thématique puisque le choix des pièces est assez électrique et chacun provient d’une proposition d’un membre du groupe qui s’assure des arrangements afin de les peaufiner avec ses comparses.

Le groupe croyait important de proposer des chansons de langue française pour respecter son origine et pour plaire à son public québécois. Toutefois, le mélange des langues s’est vite avéré nécessaire. « Le répertoire des chansons anglaises est tellement immense qu’on ne peut pas s’en éloigner. Et on veut aussi que ça nous ouvre des portes pour des marchés autres que québécois », explique Christian B. Poulin. C’est pourquoi l’album propose des pièces dans les deux langues.

JAM se compose en fait de titres déjà présentés en spectacle. « L’album, c’est comme une photo dans le temps, estime Marie-Pier. Il y a des artistes qui commencent en faisant des pièces, en les enregistrant, pis après ça en faisant la promotion. Nous, on a été un peu plus sages, c’est-à-dire qu’on a roulé nos affaires, et après ça on a dit on canne ça, on fait un album. »

Réglé au quart de tour

Le sextuor doit composer avec l’horaire très chargé de ses membres pour organiser ses répétitions. Tous sont travailleurs autonomes en musique et accumulent les contrats chacun de leur côté. De plus, quatre d’entre eux vivent toujours à Québec alors que les deux autres habitent Montréal. Ainsi, près de six heures de déplacement sont nécessaires pour une seule rencontre, ce pour quoi le groupe tente toujours de maximiser celles-ci. De plus, les comparses prévoient chacune de leur pratique longtemps à l’avance pour s’assurer que tous puissent y prendre part.

« L’avantage d’avoir toutes des personnes qui ont étudié à l’université, c’est qu’on peut tous monter les chansons chacun de notre côté, et quand on arrive pour travailler, on ne fait pas juste les notes, on est capable d’avancer et de gagner en maturité au niveau de la pièce dès les premières répétitions », estime Christian.

Multiplier les expériences

Si les trois chanteurs rencontrés ont un conseil à donner à de futurs musiciens et chanteurs, c’est d’être ouverts et de savoir se diversifier. « Il faut créer la variété, ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Il y a quelqu’un qui m’a déjà dit, où tu es le meilleur dans ce que tu fais, ou tu essaies de varier le plus possible », martèle le baryton Louis Laprise, qui possède une formation en piano classique.  Les membres de Jazz Affair ont eux-mêmes suivi ces conseils, multipliant les expériences en plus de réaliser plus d’un baccalauréat, pour certains.

Marie-Pier ajoute : « il faut rester avec plein d’humilité et écouter chacune des visions des autres, parce qu’il n’y a pas de bonne réponse, finalement, en musique. Ce n’est pas une formule mathématique. C’est vraiment de rester ouvert, de faire des rencontres, de sortir. »

Beaucoup de projets s’en viennent pour Jazz Affair qui travaille présentement sur un nouveau spectacle entièrement anglophone pour présenter au Canada anglais, à la suite d’une demande que le groupe aurait reçue. Les chanteurs prendront également part à une vitrine à Vancouver à la fin mars. Le sextuor envisage également de se lancer dans l’écriture de ses propres pièces à plus ou moins long terme. Ils ont déjà tenté l’expérience à deux ou trois reprises et ont bien aimé le défi.

D’ici là, Jazz Affair offrira un spectacle complet dans le cadre du lancement de son album le 2 février à 20 h au Théâtre Petit Champlain de Québec.


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