La rencontre de deux heures commence avec une courte plénière d'experts invités pour ensuite laisser la parole au public. Bien que la majorité des personnes présentes soient issues du domaine de l'architecture, la plupart des interventions vient de gens touchés par les problèmes soulevés. C'est donc un mélange de questions et de témoignages qui viennent alimenter la discussion.

Cette semaine, trois invitées parlaient des différents milieux de vie et des recherches qu'elles y ont menées. Andrée Fortin, professeure en sociologie, a cassé la glace en présentant les statistiques québécoises en ce qui a trait au choix d’un quartier, suivie par Carole Després, professeure à l'ÉAUL. Celle-ci a abordé la dimension psychosociale de la propriété, ce qu'elle appelle «le concept de signification du chez-soi». En d'autres mots, c’est ce qui motive les gens à habiter à tel ou tel endroit. Pour terminer, Nabira Bachiri, doctorante en architecture, a exposé son projet de thèse, c'est-à-dire une recherche sur la perception des gens (plus précisément les adolescents) par rapport aux différents milieux de vie.

Comme la majorité des gens présents étaient des fervents défenseurs de la vie urbaine, le public a fortement critiqué le «rêve américain» de la maison en banlieue. Beaucoup de soucis écologiques ont été soulignés par les gens présents. On en a presque démonisé la maison unifamiliale, tout en encensant au passage le transport en commun et les moyens alternatifs. Il faut dire que parmi les rares banlieusards qui sont intervenus, plusieurs ont manifesté le regret d'avoir quitté la ville.

La foule présente témoigne de la pertinence des évènements et les connaissances du domaine ne sont que facultatives. Les rencontres sont gratuites et tous sont invités. On devra par contre être patient pour la prochaine édition, cette dernière n’étant prévue que l'année prochaine, le 10 février. Le thème abordé est déjà connu: l'architecture à énergie zéro (AEZ).