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À 24 ans seulement, Maxime Plamondon rédige le troisième livre de sa carrière. Si ses talents d’auteur ne font aucun doute, l’artiste se qualifie d’abord et avant tout comme un homme de paroles. Un terme qui lui laisse toutes grandes ouvertes les portes d’un monde qui lui sourit déjà.

L’étudiant de deuxième année au Baccalauréat en études littéraires à l’Université Laval était au primaire quand il a fait ses débuts comme écrivain, puis comme conteur. « Je devais avoir sept ou huit ans et j’écrivais déjà mes premiers livres, je faisais le comique, je faisais mon show à l’école. J’ai toujours eu une certaine facilité à m’exprimer et un plaisir à raconter les choses, à mettre en scène des histoires », raconte-t-il près de deux décennies plus tard.

Depuis longtemps, il partage son temps entre les différentes formes d’art qu’il affectionne. Inscrit au profil théâtre lors de son passage au Cégep Limoilou, il y a aussi eu l’occasion de mettre ses idées en mots. Un ami lui a alors fait une proposition qu’il n’attendait pas. S’étant lancé une maison d’édition entièrement numérique, il lui proposait d’écrire un livre.

C’est ainsi que Langue de cendre (un conte de fin du monde) a été publié en 2013 par Matopée, qui n’existe plus aujourd’hui. « Ce que j’ai publié en premier, c’est le texte d’un conte. À cette époque-là, j’étais un conteur un peu plus traditionnel. Je me produisais dans une formule un peu plus à la Fred Pellerin. » L’année suivante, il publiait Effet de crise, toujours pour la maison d’édition de son ami. Ce livre offrait sept nouvelles complètement déjantées, dit-il.

« Ces deux œuvres-là ne sont plus disponibles à la vente, mais je m’en fous complètement, assure-t-il. J’ai eu l’occasion de faire les erreurs que j’avais à faire en commençant. La prochaine fois que je vais publier, je ne les ferai plus. »

Profiter du mentorat

Même s’il ne se voit pas encore comme auteur à proprement parler, cette prochaine fois, il devrait la vivre assez rapidement. Plus tôt cette année, il a fait partie d’un groupe de cinq jeunes auteurs à recevoir une bourse de mentorat du programme Première Ovation. Durant les derniers mois, il a ainsi été accompagné par l’auteur Dominic Bellavance dans la rédaction de son prochain bouquin. L’expérience s’est si bien déroulée qu’il croit pouvoir le compléter en 2017.

Reprenant le mythe de Télémaque et d’Ulysse, cette histoire met à l’avant-plan la relation entre un fils et son père dans un Québec post-apocalyptique. Télémaque fait un road-trip jusqu’à Blanc-Sablon pour aller chercher son père.

« Je suis un artiste qui travaille beaucoup l’absurde, la réflexion. Je pose des questions à mes lecteurs, donc ça me demande une concision et une précision. Il faut que je sente mes idées. Le mentorat m’a franchement aidé pour ça », confie celui qui est natif de Stoneham.

Dans les dernières années, en plus d’écrire, il a eu plusieurs occasions de s’offrir en spectacles et de produire ses propres prestations. Œuvrant dans l’expérimental, il se fait un plaisir de conter des histoires marquant l’imaginaire. Son aisance sur scène lui a notamment déjà permis de participer aux Fêtes de la Nouvelle-France et aux Rendez-vous de la Francophonie canadienne.

Une expérience qui change une vie

Plus récemment, il a reçu une invitation pour Le Manifeste. L’été dernier, il s’est donc rendu à ce festival de théâtre contemporain annuel se déroulant dans le nord de la France. De son propre aveu, cette expérience a changé sa vision de lui-même.

« Ça a été un gros tournant pour moi. Ça m’a permis de constater que j’étais beaucoup moins un conteur qu’un homme de paroles, que mes paroles étaient multiples, avoue-t-il. Ça ne me tente pas, comme individu, de m’accoler une étiquette. J’ai plein de disciplines artistiques. J’écris, je fais de la scène, je fais de l’animation, je fais de la recherche, de l’expérimentation. »

Cette leçon, il s’en souviendra longtemps. À l’avenir, il continuera de toucher à tout ce qui l’intéresse et de ne pas se spécialiser. Cette polyvalence lui amène déjà la capacité de monter ses spectacles de A à Z, en passant de la location d’une salle jusqu’à faire sa publicité.

« À Québec, on peut très difficilement vivre exclusivement de sa parole ou de son écriture. Il faut cumuler les choses. De toute façon, ça ne m’intéresse pas d’être une seule chose. Je suis beaucoup trop curieux. Si je le pouvais, j’apprendrais tout ce qu’il y a à apprendre dans le monde. »

« Une mine d’or »

Il n’est pas toujours facile de concilier travail et études lorsqu’on a autant de projets. Maxime Plamondon est bien conscient de cette réalité. Même s’il ne touche pas à la pratique comme il l’aimerait dans ses cours en études littéraires, il les apprécie pour une tout autre raison.

« Je ne suis pas une personne qui croit beaucoup en la théorie, mais beaucoup plus en la pratique. Donc j’en prends et j’en laisse. Le programme m’apporte beaucoup dans la mesure où j’ai l’occasion de fréquenter et de me faire enseigner par des praticiens, par des auteurs. »

Ainsi, depuis le début de son parcours universitaire à l’automne 2015, l’étudiant, qui souhaite se rendre au moins jusqu’à la maîtrise, a côtoyé plusieurs auteurs en classe. Il a retenu beaucoup de positif des cours d’Alain Beaulieu, de François Dumont et de Sophie Létourneau.

« Ce sont des gens qui enseignent à l’université, qui ont un bagage académique, qui ont un programme à vendre, mais qui écrivent aussi, qui sont des praticiens de la littérature, qui sont des gens qui connaissent leur métier. Ça transparaît dans leur enseignement. De côtoyer ces gens-là, c’est une mine d’or. »


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