Photo : Hubert Gaudreau

Le groupe Half Moon Run, qui a vu le jour dans le Mile-End de Montréal, connaît un véritable succès depuis qu’il s’est promené aux trousses de Metric et de Patrick Watson. Il a littéralement envahi le Cercle mardi soir dernier.

Miléna Babin

Sold out. Comme dans «l’espace vital des spectateurs est déjà réduit au maximum». Un détail, si on se fiait à l’enthousiasme général. C’est le groupe The Loodies, aussi originaire de Montréal, qui était chargé de réchauffer le public avant la tête d’affiche. «C’est notre plus grosse foule !» a lancé la chanteuse dont la voix aérienne rappelle celle de Lisa Hennigan. Honnête perfor­mance, bien que la qualité du son ne rendait absolument pas justice à leurs pièces, toutes tirées de Edgy Ground, leur pre­mier album paru cet automne.

The Loodies s’est malheu­reusement fait oublier sitôt que Devon Portielje et Conner Mo­lander se sont frayé un chemin à travers la fumée synthétique pour offrir 21 gun salute dans sa version la plus intime, à la lueur des quelques ampoules disposées aléatoirement sur leur équipement. Une fois tous les membres réunis sur scène, le chanteur a scandé dans un français très acceptable «On arrive de faire une tournée de 45 shows, on se sent tellement chez nous ici, merci tout le monde !»

Le moment de la soirée le plus délicieux : les premières notes de Call Me In The Afternoon, qu’ils ont d’ailleurs jouée beaucoup plus vite que sur leur album. Comme si tout le monde s’était dit en même temps «C’est ma toune !», les quelque 300 spectateurs et les membres du groupe se sont retrouvés dans la même bulle.

Mis à part un problème de son pendant Nerve et quelques feed-backs pendant No More Losing War, on se demande encore com­ment ils sont parvenus à livrer une performance live plus « sur la coche » que leur album.

C’était sûrement un soir de demi-lune.