La série des concerts de classe de la Faculté en musique bat son plein à l’Université Laval. Le 7 novembre dernier, sept élèves de différents cycles universitaires ont offert une prestation de qualité à la salle Henri-Gagnon du pavillon Louis-Jacques-Casault.

Des élèves au baccalauréat, à la maîtrise et au doctorat en passant par le programme en interprétation musicale ont pu rendre hommage aux compositeurs des pièces qu’ils ont jouées lors d’un concert des classes présenté devant public. Les spectateurs ont eu le plaisir d’écouter des pièces d’époques et de styles différents. La formation des étudiants dans le cadre de ce concert a été axée à la fois sur le travail technique, mais aussi sur l’interprétation, afin de transmettre l’âme des pièces en les jouant. L’objectif a été atteint par les élèves de l’enseignant M. Maurice Laforest.

Intensité et maîtrise

Le premier étudiant Édouard Malenfant-Beaulieu a interprété deux œuvres. La première pièce ayant été jouée avec fluidité était une étude de Chopin datant de la période classique. Les études de ce compositeur sont reconnues pour être exigeantes au point de vue technique, notamment en raison des arpèges. La seconde pièce était une sonate en trois mouvements écrite par Mozart en 1783 à Vienne. La pièce alternait entre vitesse et rythme plus lent. Les spectateurs ont pu être transportés dans un univers dynamique et tourmenté interprété avec puissance et précision. Le second étudiant a présenté un rondo de l’auteur Beethoven. L’œuvre était à imaginer comme une série de tableaux. Une ambiance plus douce et élégante se dégageait de la pièce.

Claudie Poirier a ensuite interprété une œuvre de Schubert plus romantique ayant également été composée à Vienne qui se trouvait à être une des capitales des compositeurs musicaux européens jusqu’au XXe siècle. Le sentiment de tourment transmis par cette œuvre pouvait procurer des frissons à l’auditoire, alors que les nuances étaient appliquées avec soin dans l’interprétation de l’étudiante.

Du jeu et de l’introspection

Ont suivi une composition d’Haydn de la période classique ainsi que la pièce intitulée Doctor Gradus ad Parnassumde parue en 1908 par Debussy. Cette œuvre provient d’un recueil intitulé Children’s Corner. Elle faisait référence au monde des enfants. L’auditoire a pu en effet sentir l’atmosphère de jeu qui se dégageait de l’interprétation de l’étudiant Thibault Lefebvre.

Trois œuvres de Franz Liszt parues en 1840 des suites d’un voyage en Suisse ont été jouées par le doctorant Alain Châteauvert. La première œuvre traduisait l’intensité du paysage vu par le compositeur. La seconde renvoyait davantage à la période romantique et la dernière intitulée Pastorale pourrait avoir été écrite pour décrire un paysage bucolique.

Les deux derniers étudiants ont interprété des œuvres de Debussy dont une suite datant de 1890. La pièce Les pagodes du même compositeur a ensuite été jouée, plongeant la salle dans une ambiance introspective pour rappeler le thème de ces temples bouddhistes auquel le titre fait référence. La dernière composition présentée datait de la période néo-classique. Elle était écrite par le compositeur russe Dmitri Kabalevski et empreinte de tragédie. Le contexte historique dans lequel la pièce a été créée était à la fin de la Seconde Guerre mondiale en opposition à une forme de cynisme présent dans la mentalité de son pays à l’époque.

D’autres concerts sont à venir pour présenter au public le fruit du travail des élèves de l’Université Laval. La programmation des concerts offerts par la Faculté de musique est accessible en consultant ce lien : https://www.mus.ulaval.ca/index.php