Philippe Beaulieu, le fondateur et président de l’organisme, est un comptable agréé qui s’est spécialisé, il y a deux ans, dans le domaine artistique. À la suite d’expériences dans le milieu artistique, il se décide à créer l’organisme Vitrines sur la relève, en octobre 2009. «J’ai côtoyé de nombreux artistes, je me suis aussi investi à CKLR. Ces implications-là, autant professionnelles que personnelles, m’ont amené à faire un constat. Pour eux (les artistes émergents), c’est difficile d’avoir un public autre que parents et amis pour entendre leurs compositions. Pour les aider à avoir une vitrine, j’ai décidé de fonder cet organisme.»

Une version différente

La formule est simple, mais nouvelle. Le comptable n’a pas voulu répéter le même schéma que toutes les autres organisations axées sur la relève, il a plutôt suivi le mouvement culturel de la Capitale-Nationale. En effet, la Chambre de commerce de Québec a pour objectif de rapprocher le milieu des affaires du milieu artistique. «J’ai trouvé un mix de tout ça. J’ai fait appel à neuf administrateurs qui viennent à moitié du milieu des affaires, et l’autre moitié du milieu de la culture. Ensemble, le projet de l’organisme a commencé à prendre forme», a élaboré M. Beaulieu.

Chaques soirées se déroulent de la façon suivante: quatre ou cinq artistes se produisent de 20 à 30 minutes chacun. À la différence du milieu professionnel où seuls les diffuseurs décident s’ils vont représenter tel ou tel artiste, le public peut être présent et jouir d’un spectacle de qualité. «Je trouvais ça important de donner aux artistes des conditions professionnelles pour jouer. Une place comme ici, au Café-spectacles du Palais Montcalm, c’est le lieu pour découvrir et s’investir dans de bonnes conditions. Il y a toujours Le Cercle ou L’Agitée, sauf que ce ne sont pas des places qui sont fréquentées par le public que je vise.»

Vitrines sur la relève souhaite offrir une scène, des investisseurs, ainsi qu’un public attentif aux artistes en émergence. «J’essaie de motiver les membres du conseil d’administration pour qu’ils ramènent leurs contacts du monde des affaires, pour que ceux-ci découvrent et s’intéressent à leur tour à cette nouvelle vague.»