Que ce soit au début de la session d’automne ou d’hiver, le Show de la Rentrée (SDLR) est une tradition à l’Université Laval (UL). Pour cette édition hivernale, les festivités se sont transportées en direct sur le web. La Confédération des Associations d’étudiants et étudiantes de l’Université Laval (CADEUL) a su profiter de l’expertise de l’Anti Bar & Spectacles pour présenter un concert de qualité. 

L’animation a été confiée à l’humoriste et rappeuse Coco Béliveau qui a su insuffler à l’événement une dose d’humour pour crever l’écran. Se déclarant féministe dès les premières minutes, Coco a porté un discours empreint d’empowerment tout en jasant de Subway, de Grey’s Anatomy, de yoga chaud et d’hommes mutants. Animant le clavardage pendant les prestations, elle a su ravir le coeur des spectateurs et spectatrices en équilibrant la critique sociale et l’humour absurde. Mention particulière à l’interprétation de ses deux « tounettes » : Ok Boomer et Bisous Bisous.

Miro

Chanteur/rappeur ascendant comédien, la sensation pop a lancé le bal. En formule «full band», Miro a passé en revue sa galette En retard sur ma vie. Mention à Nathan Vanheuverzwijn, qui accompagne normalement les Émile Bilodeau, Jérome 50 et Simon Kearney au clavier. Miro en a surpris plus d’un.e en sortant son violoncelle en fin de prestation.

Bermuda

Bermuda a été une belle surprise pour les centaines de personnes réunies virtuellement. Exécutée par un groupe entièrement féminin, la performance a réussi à hausser l’ambiance d’un cran. Dès la première chanson, l’autrice-compositrice-interprète, Dominique-Claire Gagnon, a réussi à faire vibrer la foule, keytar à la main et sourire au visage. Les uns après les autres, les hits accrocheurs se sont enchaînés : de Bermuda à Beach Body. Le répertoire de ce projet montréalais est un hymne à la confiance et à la différence. Il s’agit d’un choix judicieux en parfaite symbiose avec la programmation et le thème féministe de la soirée.

Naya Ali

Question d’enflammer l’écran, Naya Ali a déployé son arsenal de pyromanie. Clou du spectacle, la rappeuse montréalaise d’origine éthiopienne a utilisé les caméras de L’Anti Bar à merveille. Survolant Godspeed (Baptism), son premier sacre discographique, la révélation de Coyote Records a démontré qu’elle est percutante, incisive et galvanisée de hargne, avec ou sans public physique. Entre ses bangers Get It Right, G.O.A.T. Talk et Godspeed, Ali a profité de sa tribune étudiante pour injecter une dose de motivation à ses auditeurs et auditrices.

En analysant la qualité visuelle et auditive du produit livré au public, l’équipe du Show de la Rentrée peut dire : mission réussie.

Avec la collaboration d’Émilie Rioux