Le Cercle était rempli. Certains étaient venus voir leur groupe favori: Corrupted Suburbs (banlieues corrompues). Un intense son métallique électronique a surgi dès que les cinq musiciens ont mis  les pieds sur scène. Beaucoup se souviendront sans doute de la voix du chanteur Olivier Rhéaume, d’une intensité telle que certains auraient pu prendre la formation pour des artisans du trash métal.

Pourtant, le genre électro métal leur colle mieux. «On produit un son hybride industriel-rock. On fait même du pop des fois», affirme Olivier Rhéaume. Cependant, lorsque vient le temps de nommer qui les a influencés, aucun nom précis ne surgit. «D’une certaine manière, on est influencés sans le savoir. Si on faisait jouer un iPod qui contient cinq artistes qui nous ont inspirés, aucun ne sonnerait pareil», illustre le bassiste Nicolas Ouellet.

Même si tenter de définir le son de ce groupe peut sembler une tâche ardue, une influence métal se fait sentir sur tous les morceaux qu’ils ont joués au Cercle. Le chant de gorge d’Olivier Rhéaume y est certainement pour quelque chose. D’autres remarqueront une influence industrielle avec une trame électronique qui domine sur certaines chansons. En fait, on ne peut jamais vraiment prévoir où ce groupe nous mènera.

Posséder la scène
Sur scène, les membres de Corrupted Suburds sont démoniaques. Olivier Rhéaume est à l’avant-scène avec des mouvements qui se fracassent au rythme de la musique. «On met tellement d’énergie pour que ça brasse qu’on devient exténués. On veut que notre énergie se transmette à la foule», explique le chanteur. La formation veut vraiment avoir une présence sur scène et désire se dégager de l’image trop souvent associée aux groupes techno. «On veut redonner l’aspect band au techno. C’est un genre qui est trop souvent joué en solo sur scèn », croit le batteur Dominique Verreault.

Smog
De leur côté, Julie Tremblay et Éric Gagné sont passionnés de musique classique et de musique de film. Leur groupe Smog incorpore plusieurs sons pour donner ce qu’ils qualifient de techno-industriel. «On aime beaucoup le son dans sa forme la plus pure», révèle Julie Tremblay, chanteuse du groupe.

Sur scène, ils étaient accompagnés par la percussionniste Myrianne Fontaine. Leur présence était très agressive. Il suffit de penser à la voix perçante de Julie Tremblay, alors mise en écho pour mieux s’accorder aux fusillades de sons électroniques produits par ordinateur. On aurait par contre préféré plus de variété entre les morceaux, qui semblaient tous filtrés avec la même agressivité.

Quand vient le temps de composer, le duo se répartit la tâche équitablement. «Éric écrit le gras de la musique puis j’ajoute les paroles et les arrangements vocaux. Après, on ajuste le tout», ajoute Julie Tremblay. Le duo lancera début mars son premier album, Vie nyhile.

Entre-temps, Vox poursuit ses enregistrements au Cercle avec d’autres artistes émergents. Ce jeudi, c’est au tour des artistes indie Jane Ehrhardt et Mauves de jouer devant la foule et les caméras.