Comme à chaque année, plusieurs artistes notoires de la chanson au Québec seront de la partie lors du cocktail dînatoire, qui se tiendra le 21 octobre au Musée de la civilisation, mais surtout à l’occasion du spectacle grand public, qui aura lieu le samedi 23 octobre à l’Impérial de Québec. Les spectateurs auront notamment droit aux performances de Yann Perreau, porte-parole de cette édition 2010, Antoine Gratton, Stefie Shock, Bernard Adamus et Alex Nevsky, pour ne nommer que ceux-là. S’ajouteront à cette brochette d’artistes quelques élèves de JMM.

Les fonds qui seront amassés lors des Soirées JMM représentent la principale source de financement des quatre écoles de l’organisme sans but lucratif. Le projet, mis  sur pied en 2002 par les frères Blaise et Mathieu Fortier, a vu naître une première école en Inde, la Kalkeri Sangeet Vidyalaya, où 160 enfants ont la chance de s’instruire autant sur le plan académique que musical. Le projet va bon train, puisque selon Mathieu Fortier, «certains sont les premiers de leur communauté à accéder à un niveau de scolarité». Ont ensuite été fondées l’école de Québec, située dans le quartier populaire Saint-Sauveur, et celle de Montréal, que l’on retrouve dans Hochelaga-Maisonneuve. Plus récemment, à l’automne 2008, JMM a ouvert une école à Kitcisakik, une communauté algonquine d’Abitibi-Témiscamingue où de la maternelle à la cinquième année du primaire, les élèves ont droit à quatre heures d’éducation musicale par semaine. JMM se concentre particulièrement sur la valorisation de la musique locale, ce qui est «très bien reçu auprès de la communauté» selon Mathieu Fortier.

L’an passé, JMM a pu fournir environ 25 000 heures d’accompagnement auprès des 370 élèves issus des quatre écoles. La mission de l’organisme n’a pas pour unique but d’enseigner la musique aux jeunes moins chanceux, mais bien de leur inculquer la confiance, l’estime de soi et la persévérance. «C’est important de donner la contagion d’aimer la vie et d’être motivé à rester à l’école, parce que c’est vrai qu’être accroché à un projet, c’est motivant», apporte Yann Perreau.