C’est en toute proximité, en toute accessibilité que la douzaine de créateurs s’est mise sous observation sur la scène du Cercle le 10 décembre dernier dans le cadre de Relève en capitale. 20 images à 20 secondes pour chaque présentation, pour un total de 6 min. 40 secondes par intéressé. L’ambiance est toute à l’ouverture, et le maître de cérémonie de la soirée, qui n’est pas sans savoir comment bien user de son micro, nous rappelle d’emblée que c’est peut-être dans la salle que se produiront les plus belles créations. Les échanges entre voisins de parterre devront toutefois attendre à l’entracte, puis à la fin de cette suite de présentations. De fait, le rythme est soutenu ; on parle de recherches et de travaux et d’idées et de faits accomplis et d’objectifs… Tout en gardant deux doigts de distance avec l’essoufflement.

Et les champs d’action se sont succédé : métiers d’art, muséographie, philosophie, entrepreneuriat musical, théâtre, danse, littérature, architecture, édition numérique et arts visuels. Serait-ce que la « création » est un mot valise ? Ou plutôt que cette multidisciplinarité reflète tout simplement l’omniprésence de la pensée créative, autant dans la recherche universitaire que dans les productions à la mitaine ? Une chose semble certaine, c’est que toutes ces initiatives donnent le goût, inspirent, encouragent. Pecha Kucha arrive à ouvrir des voies – voire des voix – de communication entre les îlots de création à Québec. Ce n’est pas peu dire !

Par-delà les titres – de directeur artistique à auteur, en passant par artiste – l’activité plonge le public dans une mer d’avant-goûts, comme un kit de démarrage aux coulisses des divers créateurs. C’est d’ailleurs l’occasion pour ces derniers de nous convier à la réflexion autant que de nous confier quelques anecdotes, nous permettre de contempler leurs œuvres ou encore nous mettre au parfum des tendances actuelles.

On aime l’esprit de famille ! Voudrait-on plus d’interaction entre salle et scène ? Vous êtes invités à y voir par vous-mêmes le 23 mars 2012, dans le cadre des  Rencontres cinématographiques de Québec.