La rentrée amène son lot de reprises et de nou­veautés. Parmi ces dernières, une initiative étudiante qui détonne de par son actualité et sa pertinence. La revue Milieu(x) a officiellement fait son entrée en scène le 30 août dernier au Café Babylone.

Perle Fostokjian

L’air s’épaissis­sait d’idées, de convictions, de peurs et d’es­poirs. C’était moins d’une semaine avant les élections provinciales. Le Café Babylone, garant de l’ambiance tantôt citoyenne, tantôt engagée, accueillait la soirée de poésie « Mots et pensées sur le pays », orga­nisée par l’équipe de rédac­tion de cette nouvelle revue dénommée Milieu( x ). Entre la performance bien épicée d’un Pascal Pico Larouche et la lecture consciencieuse d’un poème signé Alfred Desrochers, impossible de s’amollir. Cet évènement de belles lettres consacrées au thème du pays sous toutes ses coutures a rassemblé un public hétérogène, mais absorbé. À un point tel qu’ab­solument personne n’a pensé photographier le moment.

Mais qu’est-ce que Milieu( x ) ? Cinq étudiants en philoso­phie qui poursuivent l’objectif de rassembler scientifiques, artistes, penseurs et citoyens autour des problématiques relatives aux différents milieux dans lesquels nous vivons : aménagement urbain, système de santé, organisa­tion du travail, démocratie, etc. Ni purement acadé­mique, ni de niveau amateur, la revue vise un entre-deux qui, apparemment, brille par son absence. Visant des pu­blications accessibles, rigou­reuses, sensibles et excel­lentes, l’équipe se donne le défi de produire des recueils éclec­tiques, mais pas décousus. Elle se veut en outre un lieu où les disciplines pourront se rejoindre, hors des canons universitaires rigides. Ainsi, bédéistes et écrivains sont invités à raconter leurs mi­lieux, aux côtés de tous ceux et toutes celles pour qui la culture importe : philosophes, scientifiques, etc.

En espérant que chercheurs et citoyens seront également inspirés par les diverses contributions littéraires.

Ce premier évènement a su tenir ses spectateurs en haleine du début à la fin ; on ne peut que souhaiter de nouvelles occasions pour que les réflexions individuelles se mêlent à la foulée, pour que quotidien et thématiques existentielles soient dispo­nibles l’un pour l’autre.