Depuis sa fondation en 1991, la troupe de théâtre de l’IUPCQ, les Fous de la Rampe, a pour mission de monter chaque année une pièce de théâtre dont tous les profits sont versés à la fondation de l’Hôpital Laval. Cet automne, la troupe, composée en majorité des membres du personnel de l’IUCPQ, a décidé de produire à sa façon la comédie Boeing Boeing de Marc Camoletti. «Monter Boeing Boeing, c’est un grand défi», avoue la jeune metteure en scène Maude Lachance qui en est à sa première réalisation. Avec pour marraine d’honneur la comédienne et metteure en scène Lorraine Côté, la troupe a voulu remettre au goût du jour cette pièce qui compte plus de 10 000 représentations à son actif.

Boeing Boeing raconte une journée dans la vie tumultueuse d’Élisabeth (Bianka Bilodeau-Simard). Femme architecte montréalaise, elle est fiancée à trois pilotes de ligne choisis pour qu’ils ne se rencontrent jamais. Le sort fait en sorte que leurs horaires se chevauchent et que le tout se complique. C’est à travers des quiproquos humoristiques et des réflexions sur le mariage et les relations hommes/femmes qu  e le spectateur voit la vie du personnage principal se compliquer. La pièce est pleine de rebondissements et réussit, de manière récurrente, à faire rire la foule aux éclats. Elle propose diverses visions des relations de couple à travers la mentalité de chaque personnage, réflexion de différentes opinions sociétales. On y explore, entre autres, la question de la fidélité ainsi que le rapport dominant/dominé, des sujets actuels qui portent toujours à controverse.

La distribution, constituée de comédiens amateurs, interprète brillamment cette pièce à succès. Directeur artistique et comédien, le pneumologue Frédéric Sériès fait partie des Fous de la Rampe depuis sa création. Il y voit «une façon de faire tomber les barrières sociales» entre les employés et ajoute que c’est une bonne façon d’appuyer une bonne cause. Chaque personne dans la salle contribue à améliorer la qualité de vie et les soins prodigués aux patients de l’Hôpital Laval. Toujours selon M. Sériès, Boeing Boeing est aussi une occasion de se faire plaisir. «Chacun a droit à son grain de folie», a d’ailleurs mentionné Lorraine Côté.