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Les premiers bourgeons du printemps ont convié les étudiants de l’Université Laval à son troisième Salon des littératures, vendredi dernier, à l’Espace Jardin du pavillon Alphonse-Desjardins.

Organisé par des étudiants tous cycles confondus du département de littérature, théâtre et cinéma, l’événement a battu son plein toute la journée de vendredi. Au programme : speed-dating des éditeurs en avant-midi, suivi d’une conférence de l’auteure Sophie Bienvenu.

Celle-ci se chargeait également d’animer une table ronde où étaient conviés le professeur de littérature et essayiste Jonathan Livernois ainsi que les auteures Perrine Leblanc et Audrée Wilhelmy. La journée a été bouclée par un 5 à 7 et un micro ouvert.

La conférence

D’origine franco-belge, mais se proclamant Québécoise de souche, Sophie Bienvenu a offert au public une conférence divertissante et généreuse. Parcourant sa vie d’auteure depuis ses quatre ans, âge où elle a commencé à écrire ses propres histoires, elle relate son parcours d’écrivaine, de son arrivée au Québec en 2001, jusqu’à ses projets récents.

Avec son premier roman, Et au pire on se mariera, elle ne prévoyait pas un succès si fulgurant. « Je m’attendais à ce que quatre personnes le lisent », blague-t-elle. L’adaptation théâtrale s’est faite en 2015 et la sortie de l’adaptation cinématographique par l’émérite Léa Pool est prévue pour l’automne prochain.

En parlant de son deuxième roman, Chercher Sam, elle témoigne qu’il s’agit de son préféré, même si elle croit que, comme des enfants, ça ne se fait pas d’avoir de préféré. Basée sur le personnage fictif de Mathieu, 24 ans, venant de Joliette, un sans-abri accompagné de son pitbull, l’histoire devient bien réelle alors que l’auteure se lie d’amitié avec un vrai sans-abri du même nom. Très fière de ce roman, elle témoigne de l’importance d’aimer ce qu’elle fait.

Celle qui atteste n’avoir jamais aimé la poésie a publié son premier recueil poétique, Ceci n’est pas de l’amour, à l’automne dernier. Comme elle considère d’abord ce style comme inaccessible et élitiste, c’est David Goudreault qui l’entraîne à apprécier la poésie qui s’écrit de nos jours. Son processus poétique est bien différent de son processus romanesque, ce qui lui permet de publier aussi un roman à l’automne 2016 : Autour d’elle. Puisqu’il prend la forme d’un roman choral, elle en dit qu’il s’agit du plus grand défi de sa carrière.

Dans son processus d’écriture, elle affirme que « la forme amène le fond ». C’est l’œuvre La main d’Iman de Ryad Assani-Razaki qui l’a amenée à mettre à son tour plusieurs narrateurs en interaction dans un roman. Autour d’elle est d’ailleurs nominé pour le prix des libraires 2017.

La table ronde

Pour la table ronde, le thème de la transmission était à l’honneur. Alors que le dernier essai de Jonathan Livernois, La route du Pays-Brûlé, s’inscrit dans une démarche plus littéraire que sociologique, l’auteur s’interroge à savoir pourquoi il est toujours ramené à l’écriture essayistique. Par l’écriture de l’essai, qui se perçoit chez lui comme un réel besoin, il semble en mesure de lier l’universitaire et l’auteur en lui. Il témoigne que la littérature permet une sortie de soi, ainsi qu’une capacité à y revenir, et vit le plaisir de la transmission à tous les jours dans son métier d’enseignant.

Pour Perrine Leblanc, l’écriture lui permet de se libérer d’une obsession. Écrivant de façon foncièrement « américaine » par la méthode du storytelling, elle atteste passer plusieurs années à se documenter sur un sujet avant de rédiger une œuvre. L’auteure part d’une curiosité, pour en venir à une fin, alors que le milieu reste encore à découvrir. « Entre A et C, il y a B qui est un mystère », dit-elle de son processus d’écriture. Finalement, elle voit la littérature comme un outil pour observer le monde, afin d’en proposer différentes visions.

De son côté, la méthode d’écriture d’Audrée Wilhelmy consiste en un réceptacle à pulsions. Elle affirme d’ailleurs que ses romans sont « des séances de psychanalyse à moindre coût ». La fiction lui permet de se sortir d’elle-même et de transgresser des codes : dans ses œuvres, les gens sont amenés à penser différemment l’instant d’un livre. Ses romans s’écrivent lentement et offrent une ouverture qui permet l’adaptation. Son roman Les Sangs a d’ailleurs été maintes fois adapté au théâtre.

Un 5 à 7 a clôturé le Salon avec des extraits de la pièce Les monologues du vagin d’Eve Ensler offerte par le collectif Les Jarretières, puis un extrait de L’Odyssée d’Homère, lu par Marie-Paule Fortin et Isabelle Fraser. La conférence ainsi que la table ronde sont disponibles en vidéo sur la page Facebook du Salon des littératures.

Aussi, l’évènement Quatrième de couverture organisé par le baccalauréat en études littéraires aura lieu vendredi le 31 mars prochain, dès 10h, au Pavillon Louis-Jacques Casault. Pour de plus amples informations, rendez-vous sur la page Facebook de l’évènement.


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