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Le bédéiste québécois Guy Delisle a présenté un court métrage dans le cadre des Chroniques du 9e art. Cette première expérience de réalisation de film pour le dessinateur et écrivain a été chaudement applaudie par le public.

Approché par l’Office National du Film du Canada (ONF) pour réaliser un court métrage, l’artiste québécois de renommée internationale a tout de suite accepté. Présenté pour la première fois le 14 septembre à Québec, le projet lui a permis de mettre l’une de ses bandes dessinées en action avec l’aide d’une équipe professionnelle.

Intitulé La dent, le film de trois minutes présente, de manière humoristique, les difficultés d’un père à exercer son rôle de « petite souris » lorsque son fils perd sa première dent. Le nouveau réalisateur explique que l’histoire est totalement basée sur sa propre expérience. « Je m’inspire beaucoup de ce qui m’entoure. Cette histoire, je l’ai vécue à 100%. J’ai trouvé ça très comique et je me suis dit que je pouvais faire une petite histoire avec. »

La manière dont le court métrage est réalisé fait ressortir certains messages, certaines critiques de la société. Avec humour, le bédéiste présente une implication parentale douteuse et un mode de vie monotone. Questionné sur ces aspects de son film, il explique plutôt ces accentuations des caractéristiques de ses personnages par une parodie de sa propre vie. « Il n’y a pas vraiment de message que je voulais passer. Je fais ça pour me divertir, pour me marrer des travers des pères. »

Pas si facile de transformer une BD en film

Initialement produite en courte bande dessinée, l’histoire a dû être adaptée et retravaillée pour le cinéma. Étalé sur six mois, le projet de réalisation a été beaucoup plus complexe que ce à quoi s’attendait initialement le bédéiste.

« Faire un film c’était très différent de la BD, parce que le rythme de lecture est différent et c’est le réalisateur qui fait ce rythme. Dans une BD, les lecteurs vont à leur rythme en changeant de case et de page. Dans un film, c’est le réalisateur qui décide du rythme et tout le monde a le même. » -Guy Delisle

Les effets sonores, la musique et les voix sont également de nouveaux éléments qui se sont ajoutés à l’histoire. Le jeune fils du réalisateur, qui est présent sous forme animée dans le film, a aussi pris part aux premières étapes de la réalisation.

La proposition de Guy Delisle s’imbrique dans la collection de courts métrages intitulée Chronique du 9e art, et ayant pour but de rendre un hommage conjoint à la bande dessinée et au cinéma d’animation. La collection désire révéler, en de très courtes chroniques, l’imaginaire fascinant de créateurs. Les Québécois Guy Delisle et Zviane ainsi que les Français Aude Picault, Lewis Trondheim et Jean Matthieu Tanguy ont participé au projet cette année.

La dent sera présenté une seconde fois le 20 septembre au Théâtre Les Gros Becs. Il est cependant accessible en ligne dès maintenant sur les médias sociaux et les plateformes de l’ONF.


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