Dominic Fournier, Josué Beaucage et Simon Pedneault se préparent à monter sur la scène du Cercle à l’occasion du tournage de l’émission LeZarts du canal Vox. Les trois gars commencent à avoir l’habitude: après avoir donné 65 shows l’an dernier et avoir assuré quatre fois la première partie de Karkwa, le groupe continue de bosser fort pour se démarquer sur la scène québécoise et même mondiale.

Leur album qui sortira bientôt sur les tablettes, Breizh, qui signifie Bretagne en Breton, fait suite à leur mini EP. «On a choisi ce nom-là parce qu’après notre tournée en France, notamment en Bretagne, on a trippé. Les Bretons sont des gens vraiment réceptifs qui ont une certaine familiarité avec le Québec. Ils veulent conserver leur langue et leur culture distinctes», explique le guitariste Simon Pedneault.

D’ailleurs, le trio a des pièces dans les deux langues officielles du pays de l’érable. Par souci d’équité, les gars ont fait appel aux poètes Anne-Julie Royer et Jim Corcoran pour traduire les pièces du français vers l’anglais et vice-versa, afin de transmettre l’émotion dans les deux langues.

Sur scène, le groupe prend de la place, malgré qu’un seul des musiciens soit debout. On sent bien la chimie entre les êtres. Les tournées, ça soude! «D’être les trois ensemble pendant un mois à tripper musique et à voyager en France, ça a créé un certain buzz. Nos chansons ont pris une autre forme, une nouvelle vibe», raconte le guitariste, le sourire rêveur.

Josué Beaucage, le chanteur-claviériste du groupe, prévient les fans des premières heures: le CD sera pas mal plus énergique que l’EP. Les ressemblances sonores de clavier et de banjo avec le groupe de Patrick Watson laisseront place à un son un peu plus rock.

Est-ce que 2011 sera l’année du trio de Québec? «Jusqu’à maintenant, on a toujours eu de grosses années, affirme Beaucage. On ne veut surtout pas faire un feu d’artifice et s’éteindre juste après. On souhaite durer.»

Premier clip
Who are you lance aussi son premier vidéoclip avec la pièce «All Lights On». «Après nos shows avec Karkwa, j’étais vraiment ébloui. Être sur la scène du Grand Théâtre de Québec avec un groupe aussi génial, c’était hallucinant, irréel. J’avais l’impression que quelqu’un d’autre contrôlait mon corps, que j’étais une marionnette», se rappelle Josué. De là est venu le concept: un monde de marionnettes-robots dans lequel les trois gars se retrouveront.