Un partenariat de chercheurs et d’acteurs non gouvernementaux dirigé par la professeure titulaire à l’Université Laval, Fannie Lafontaine, a reçu une subvention de partenariat de 2,5 M $ sur cinq ans du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) afin de renforcer la justice pour les victimes de crimes internationaux.

Il s’agit de la plus importante subvention de recherche obtenue par un professeur de la Faculté de droit de l’Université Laval pour un projet qu’il dirige. Composé de chercheurs canadiens reconnus, de cliniques juridiques et d’organismes non gouvernementaux qui accompagnent quotidiennement les victimes, le comité s’intéressera aux recours criminels, civils et administratifs dont les victimes de crimes internationaux disposent.

Ce partenariat canadien vise à maximiser les échanges entre les chercheurs canadiens afin de favoriser l’accès à la justice aux victimes de crimes internationaux. « Les victimes sont souvent mises à profit lors du procès, mais on oublie trop souvent de leur rendre justice. Celles-ci ne souhaitent pas se venger. C’est pourquoi nous en sommes à observer d’autres avenues, notamment en justice sociale », soutient Fannie Lafontaine, directrice du projet.

Il sera notamment question de la violence sexuelle et de genre, de la place et du rôle des victimes dans la conception et la mise en œuvre des mécanismes de responsabilisation, du concept de litige stratégique au Canada, de la responsabilité sociale des entreprises, de la coopération avec les tribunaux internationaux, de la déportation des présumés criminels de guerre et de l’accès au statut de réfugié.

Étudiants mis à contribution

L’avocate soutient qu’il est prévu que des centaines d’étudiants s’impliquent à titre d’assistants de recherche ou par le biais de cliniques juridiques universitaires. La Clinique de droit international pénal et humanitaire ainsi que la Chaire de recherche du Canada sur la justice internationale pénale et les droits fondamentaux de l’Université Laval seront également mises à profit.

« Nous avons tout avantage d’inclure les étudiants dans notre projet. C’est une expérience très formatrice pour eux et nous sommes fiers d’en faire partie », conclut-elle.