Marquée par les clivages causés par l’Apartheid et une pauvreté désarmante, la ville de Durban, en Afrique du Sud, accueille, depuis le 28 novembre, la 17e Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations-Unies sur le changement climatique. Près de 30 000 dirigeants, négociateurs et représentants de la société civile s’y réunissent, pour discuter de l’impact des changements climatiques et  de fixer des cibles pour les émissions de gaz à effet de serre (GES).

Lors de cette conférence, des blocs distincts se forment autour des engagements du Protocole de Kyoto. Des pays développés, tels que le Canada, la Russie et le Japon, s’y opposent activement et tentent d’amoindrir les cibles de réduction des émissions. À l’inverse, de petites nations insulaires souhaitent que ces cibles soient revues à la hausse et que l'existence du Protocole de Kyoto soit prolongée.

Au cours des récentes discussions, le gouvernement canadien a clairement démontré que ses intérêts penchent du côté des industries pétrolières et gazières. Le Canada est le seul pays signataire de Kyoto qui refuse d’honorer son engagement de réduire de 6% ses GES par rapport à 1990. Or, ses émissions ont augmenté du tiers, entraînant un dédommagement qui s'élèvera à plusieurs milliards en 2012.

Selon la Délégation Québec de la Jeunesse, le Canada négocie un traité qu’il n’a pas l’intention de signer. Il semble improbable qu’un nouvel engagement débute en 2013, les plus optimistes annonçant plutôt 2015. La solution populaire, un engagement de 8 ans, débutant en 2020, rendrait la Conférence inutile et mènerait à un échec de maintenir sous le seuil critique des deux degrés, de réchauffement globale réchauffement planétairel.