L’Association culturelle Africaine de l’Université Laval, en collaboration avec l’Association des étudiants-es africains-es de l’UQAM, a tenu, samedi dernier, son tout premier Colloque sur l’intégration de la jeunesse africaine pour le développement (CIJAD).

Ateliers, conférences et périodes de discussion libre se sont enchaînés lors de cette journée chargée qui avait pour but de doter la jeunesse africaine d’outils qui faciliteront son insertion sur le marché professionnel. On souhaite ainsi permettre aux jeunes africains de devenir un acteur important dans le développement de son continent.

« Nous avons remarqué qu’il y a beaucoup d’étudiants qui quittent leur pays. Ils arrivent dans un pays qu’ils ne connaissent pas et n’ont pas de base, aucun support. On voulait les aider à comprendre comment les choses se font au Canada », soutient la présidente du comité CIJAD, Khadija Silué.

Les différences culturelles, elles, sont nombreuses. Un événement du genre permet aux nouveaux arrivants de s’acclimater aux réalités professionnelles et académiques de leur pays d’accueil. Également finissante au Baccalauréat en administration des affaires – gestion internationale, Khadija Silué confie qu’elle aurait aimé pouvoir avoir ce genre d’informations lorsqu’elle est arrivée à Québec.

« Dans les pays africains, c’est beaucoup basé sur l’entourage. Si on connaît quelqu’un qui travaille dans une compagnie, c’est souvent de cette façon qu’on va obtenir du boulot. Au Canada, c’est plus le réseautage, l’expérience et l’implication. La priorité des étudiants, c’est souvent d’accumuler le plus de diplômes. On leur explique qu’ici, c’est plus que ça », poursuit-elle.

La présidente du comité CIJAD estime que des colloques comme celui de cette fin de semaine sont d’autant plus importants dans des villes comme Québec. À ses dires, ceux-ci se déroulent généralement à Montréal.

Bonne première impression

Malgré cela, le comité a trouvé important d’organiser la toute première édition du Colloque dans la grande métropole, puisque l’événement pouvait ainsi disposer de plus de rayonnement.

« C’est la ville au Québec avec la plus grande concentration d’étudiants. On s’est dit que, pour une première édition, on allait miser sur Montréal. Ça nous permettait d’avoir une certaine visibilité. On voulait organiser un colloque qui aurait un impact réel sur les étudiants », éclaircit la vice-présidente du comité CIJAD, Habsouta Sidi.

« C’est certain que la prochaine édition sera à Québec », assure toutefois Khadija.

Celle-ci indique que la première édition a été un succès, malgré le nombre de personnes présentes, qui étaient en deçà du nombre attendu.

« Parmi les personnes qui étaient présentes, on a eu de bons commentaires. Elles sont rentrées chez elles en ayant appris beaucoup. C’était notre objectif. On voulait que les gens apprennent, aient des informations supplémentaires et qu’ils réseautent », dit-elle.