L’organisme canado-américain TerraChoice publiait cette semaine la troisième édition de son rapport dédié à débusquer les entreprises vendant des produits en les qualifiant faussement ou imprécisément de «verts». Selon l’étude du groupe, 95% des produits analysés étaient coupables de «greenwashing» (ou «mascarade écologique»), l’abus de qualificatifs environnementaux.

Même si la part de produits exempts de ce «péché écologique» s’élève à 4,5%, cette donnée représente une augmentation par rapport à la part de 2009, qui était de 2%.

Parmi les «péchés de mascarade écologique» dénoncés par TerraChoice, l’organisme mentionne le faux gain (en modifiant un procédé industriel par un autre, apparemment plus vert mais générateur d’un autre type de pollution), les déclarations en l’absence de preuves, les qualificatifs vagues, les logos de certification fallacieux, des étiquettes impertinentes (TerraChoice donne l’exemple d’un «arbre ’‘vert’’», les prétentions inutiles (comme les cigarettes bio) et le mensonge pur et simple.

Les industries les plus coupables, selon le rapport, sont celles du jouet (100% des produits évalués étaient coupable d’une forme ou l’autre de «greenwashing») et des produits pour bébés (où ce pourcentage atteint 99,2%). Toutefois, il s’avère que les détaillants les plus fidèles à leurs prétentions «vertes» sont les plus grandes chaînes, par opposition aux boutiques plus modestes.

Sans grande surprise, l’industrie a une grande importance dans la justesse des étiquettes «vertes» : la construction et les matériels de bureaux ont moins tendance à être coupables d’exagération que les objets de consommation électroniques, par exemple.