À quatre jours des législatives bahreïni qui déterminera les 40 nouveaux élus de la Chambre parlementaire, la situation ne semble pas claire dans ce petit pays du Golfe. Al-Wefaq, le principal mouvement de l’opposition chiite a demandé la dissolution du Parlement avant de se retirer, deux semaines avant les élections partielles bahreïni.

Les marches de protestations se sont succédées jusqu’à que le parti demande «l’annulation des élections et de la dissolution de cette chambre handicapée pour engager un règlement politique qui exprime une réelle volonté populaire.» Début septembre, plus de 20 000 opposants descendaient dans les rues sous le slogan «pas de concessions.» La semaine dernière encore, la presse locale rapportait qu’Al-Wefaq avait demandé à ses 18 partisans de boycotter le scrutin du 24 septembre. Ces derniers ont démissionnés plaidant pour «une tolérance certaine» et la «coexistence pacifique des partis».

Du côté de Kribati, État insulaire d’Océanie, le président actuel Anote Tong a promis de revenir à la population pour les informer des réalisations de ces quatre dernières années. Ce procédé lui permettrait d’évaluer ses chances de briguer un troisième mandat. En attendant, le président a entamé une tournée des îles les plus reculées de l’Est. Ce geste est considéré par l’opposition comme un «effort de rendre pour comptes aux citoyens.»

Aucune date n’a été annoncée concernant l’élection. Quelques partis estiment qu’elle devrait se tenir trois mois après avoir dissolu le Parlement. En coulisses, on suppose qu’Anote Tong prendra une décision sur son avenir politique à la fin du mois. Les médias, eux, supposent que les élections se tiendront aux mois d’octobre ou novembre prochain.