La cause de cette précipitation : des révélations jugées trop audacieuses par le Pentagone. Pourtant, l’auteur Antony Shaffer était cité par le magazine Time en affirmant avoir fait approuver son manuscrit par ses supérieurs de l’époque.

Depuis, une deuxième édition, dûment approuvée par le département de la Défense, a été publiée et se fait un chemin chez les lecteurs. Toutefois, cette seconde impression se distingue par une censure peu subtile: de longs passages sont caviardés de noir, permettant ainsi aux petits malins de comparer les deux éditions afin de comprendre quels passages étaient jugés trop secrets. La presse américaine a même rapporté des exemplaires de la première édition se détaillant pour deux mille dollars sur le site d’enchères eBay.

Le site à vocation informationnelle vedette de l’année, WikiLeaks, a pour sa part affirmé, dans un message publié sur le réseau Twitter, détenir une copie du livre. Le best-seller le moins lu du mois pourra donc peut-être voir une plus grande diffusion, dans sa version originale.