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Abdelaziz Bouteflika a été réélu, vendredi 18 avril, à la présidence de l’Algérie avec 81,5% des voix. Une victoire attendue… mais contestée pour ce chef d’État de 77 ans, qui commence dès lors son quatrième mandat.

Margaud Castadère-Ayçoberry

@MargaudCastAyco

Sans surprise, le président algérien sortant Abdelaziz Bouteflika a été réélu pour un quatrième mandat consécutif, dès le premier tour de l’élection présidentielle, avec un score écrasant de 81,53% des voix, selon les résultats officiels annoncés vendredi soir dernier. Ni les tensions, ni les appels au boycott, ni la concurrence, ni même la maladie n’ont compromis la victoire de Bouteflika, très affaibli depuis un accident vasculaire cérébral l’année dernière.

Son principal rival, l’ex-premier ministre Ali Benflis, est arrivé loin derrière, avec 12,1% des suffrages. C’est le seul candidat qui prônait réellement un changement et une alternative sérieuse à Bouteflika. Les quatre autres candidats ont été littéralement écrasés. Ils ont récolté à eux tous moins de 6% des voix. Le taux de participation s’est établi à 51,7% dans ce pays de 40 millions d’habitants.

Arrivé second, Ali Benflis refuse de reconnaître les résultats, dénonçant des cas de fraude électorale. Néanmoins, il ne souhaite pas saisir le Conseil constitutionnel, qui a déjà reçu une centaine de recours déposés par des candidats. M. Benflis avait mis en place un réseau de 60 000 observateurs à travers le pays pour repérer les cas de fraude électorale dans les bureaux de vote. Selon lui, le seul recours possible est politique.

Bouteflika rempile, mais sans superbe

Dès son annonce, la candidature du président Bouteflika est apparue quelque peu surréaliste. Il s’est montré en public pour la première fois depuis deux ans lors de son vote, à Alger, où il est arrivé en fauteuil roulant. Il n’a participé à aucun rassemblement ou meeting de campagne. Même s’il a été nettement réélu, son score est tout de même en recul de 9 points par rapport à celui de 2009, où il avait récolté plus de 90% des suffrages.

Complètement absent physiquement lors de cette campagne, le président sortant est resté favori. Pour beaucoup d’Algériens, « Boutef », comme ils l’appellent, incarne la stabilité. Pour d’autres, il symbolise un régime militaire corrompu et finissant dans un pays riche en pétrole et en gaz, mais où la population reste durement touchée par le chômage et la pauvreté.

Le système algérien semble en tous cas à bout de souffle. La proposition de prolonger le mandat de Bouteflika résulte peut-être d’une peur du changement, mais surtout d’un manque d’une autre solution. Et cela s’est ressenti lors de la campagne, qui s’est tenue dans un climat d’hostilité réelle, alors qu’elle se déroule habituellement dans l’indifférence.

Les élections présidentielles en Algérie n’ont jamais été des compétitions libres et ouvertes. Les candidats doivent être validés par le système, et les résultats sont généralement donnés d’avance.


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