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« Nous nous sommes entendus pour qu’il y ait une entente ». C’est ce que tenaient à souligner à grand trait Philippe Couillard et François Hollande lors de la visite d’État de ce dernier, au sujet de la litigieuse question des frais de scolarité des étudiants français.

Le premier ministre Philippe Couillard avait évoqué, en avril dernier, la possibilité que son gouvernement triple les frais de scolarité des Français qui étudient dans les universités québécoises. Concrètement, le montant de la facture passerait de près de 2300 $ par année à environ 6300 $. Ce montant serait équivalent à celui versé par les étudiants provenant d’autres provinces canadiennes.

« Nous avions quelques sujets sensibles et c’est bien légitime de les avoir traités », a fait remarquer François Hollande en ouverture de la conférence de presse qui a suivi son allocution à l’Assemblée nationale du Québec, le 4 novembre dernier.

Néanmoins, Hollande et Couillard se sont montrés rassurants : il y a aura bien une entente sur la question. Cet accord respectera toutefois le cadre budgétaire strict imposé des deux côtés de l’océan. Elle reposera sur trois grands principes, à savoir le respect des objectifs budgétaires, la spécificité du traitement accordé aux étudiants français et l’augmentation du nombre d’étudiants québécois en sol français.

Et si…

Et si le Québec abolissait les privilèges accordés aux étudiants français ? Blandine Sixdenier, étudiante d’origine française en science politique à l’Université Laval, estime que « le fait que les frais de scolarité soient les mêmes pour les Français et les Québécois favorise la venue de Français. Cela permet de faire vivre les relations particulières qu’entretiennent le Québec et la France ». Elle est d’ailleurs d’avis qu’une similitude des frais de scolarité avec d’autres universités canadiennes aurait certainement influencé son choix.

Spécificité cruciale

La spécificité du traitement accordé aux étudiants français doit être conservée, a maintenu le premier ministre québécois. De son côté, M. Hollande réitère que la mobilité des jeunes et les échanges étudiants et professionnels doivent demeurer des enjeux prioritaires pour les deux États, puisqu’ils constituent un facteur favorisant les relations bilatérales. « Les rapports France-Québec doivent être à l’avant-garde en étant attentifs à l’égard de la jeunesse », affirme-t-il.

Le caractère spécifique de ces relations se manifeste entre autres par la coopération interuniversitaire. L’Unité mixte internationale Takuvik, l’Alliance Bordeaux-Laval et les 4500 thèses en cotutelles entre universités françaises et québécoises sont quelques exemples de la nature particulière des relations amicales, directes et privilégiées entre la Belle Province et l’Hexagone.


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