Cet article est publié grâce à la Presse étudiante francophone. Il est issu de Quartier Libre et l’auteure est Marie-Pier Chasse. Lien vers l’article original.
« Bien manger coûte trop cher. » Cette phrase, je l’ai entendue maintes et maintes fois. Pourtant, un panier à provisions nutritif s’élève à 7,84 $ par personne par jour selon les données de 2014 du Dispensaire de diététique de Montréal. C’est donc dire qu’il est possible de bien manger sans se ruiner.

1 – Se faire une liste

Cette première étape est simple, mais il faut prendre le temps de la réaliser. Les coupons-rabais et les circulaires imprimées ou en ligne sont d’excellents points de départ pour voir quel supermarché sera le plus avantageux. Ensuite, pour bien planifier les achats, il faut prévoir les repas de la semaine en fonction des aliments en rabais. Chaque semaine, le site internet SOS-Cuisine présente les bons achats, en plus de quelques idées pour les apprêter. Une fois la liste complétée, le deuxième défi est de la respecter une fois sur place.

2 – Éviter d’aller faire l’épicerie le ventre vide

Lorsqu’on ressent la faim, le corps est attiré vers les aliments qui lui donneront rapidement l’énergie dont il a besoin pour survivre. C’est dans ce genre de situation que l’on risque de mettre des aliments très gras et sucrés dans son panier. Pour limiter les dégâts et s’en tenir à l’essentiel de notre liste, l’idéal est de prendre un repas ou minimalement une collation avant de s’y rendre. Par exemple, un morceau de fromage accompagné d’un jus de légumes ou de quelques craquelins ferait très bien l’affaire.

3 – Comparer les produits similaires

Bien que les produits issus de marques connues soient souvent en rabais, il faut demeurer vigilant parce qu’ils peuvent être tout de même plus dispendieux que les marques maison. L’émission d’ICI Radio-Canada télé, l’Épicerie, présentait d’ailleurs un reportage à ce sujet en avril dernier. Pour comparer deux produits similaires, on peut se fier au prix par 100 grammes habituellement indiqué sur l’étiquette apposée sur l’étalage ou faire le calcul mentalement.

4 – Opter pour le produit le moins transformé possible

Parer la viande et la couper en cubes, trancher des carottes et des poivrons, mélanger des pâtes alimentaires avec des assaisonnements et les mettre dans un sachet prêt à cuire. Ce sont toutes des étapes qui gonflent le prix si on laisse l’épicier ou l’industrie alimentaire le faire à notre place. En priorisant les aliments dans leur plus simple apparat, on limite les coûts et on laisse aller notre imagination en réalisant nos propres recettes. Dans son blogue sur Extenso, Philippe Grand propose différents sites web pour apprendre à maîtriser plusieurs techniques de base indispensables en cuisine.

5 – Connaître les meilleures alternatives

Les supermarchés regorgent d’une très grande variété d’aliments de toutes sortes. Extenso, le centre de référence sur la nutrition de l’Université de Montréal, présente quelques propositions d’aliments nutritifs et économiques provenant des différents groupes alimentaires pour un corps, mais aussi un portefeuille en santé.

Finalement, économiser demande un peu de planification et une touche de créativité !