(En réponse au Coup de gueule «Le 11 Septembre, le vrai», de Jean-François Létourneau, publié dans l’édition du 31 mars d’Impact Campus)

Il n’est pas facile de s’attaquer à un événement d’une telle ampleur et aussi naïvement accepté que le 11 Septembre, sous l’ensevelissement aveugle des mass media et les avis «d’experts». Pas facile de penser et de peser rationnellement le pour et le contre lorsqu’un fait établi pèse autant dans le sens commun. Cependant, des centaines d’incongruités ne peuvent que semer le doute sur les thèses officielles; des dizaines de livres et de documentaires ne peuvent pas être simplement rejetés ironiquement sans examen. Lorsque l’on se donne la peine d’analyser le moindrement les zones d’ombre, on ne peut pas prétendre accepter simplement une version ou une autre.

Rappelons seulement, pour ne prendre que cet angle-là, qu’il est maintenant un fait établi que, durant la Première Guerre mondiale, les États-Unis ont volontairement laissé torpiller le Lusitania (un paquebot contenant 128 Américains) par les Allemands pour mobiliser le peuple, jusqu’alors réfractaire, à entrer en guerre. Que les dossiers ouverts récemment de la CIA dévoilent la possible attaque en 1962 des bateaux américains pour blâmer Cuba, de manière à justifier une invasion de l’île. Sans parler des débats controversés entourant Pearl Harbor, ni des nombreuses manipulations politiques exercées par les nazis et les Soviétiques (qui sont facilement admises, l’on en conviendra).

Les anticonspirationnistes ont peine à réfuter l’énorme quantité d’incongruités de la thèse officielle, qui serait beaucoup trop longue à discuter ici (voir entre autres à ce sujet le débat entre Popular Mechanics et les créateurs de Loose change sur YouTube). Il faudrait en fait une vaste enquête indépendante pour mettre un peu d’ordre, ou un mémoire de maîtrise en entier sur le sujet. Il faut comparer les deux points de vue, éliminer les incongruités expliquées, examiner plus profondément les plus solides, etc. Mais encore, comme le dit l’adage : plus un mensonge est grand, plus il devient difficile de le remettre en question. Plus on aurait honte d’avoir été trompé par un leurre aussi gigantesque.

Steve Simard
Candidat à la maîtrise
en sociologie