Avez-vous regardé la dernière parution d’Impact Campus? Avez-vous regardé son derrière de couverture? Encore une fois, on y retrouvait une publicité à la fois de mauvais goût et rétrograde. En effet, on y retrouvait une énième publicité véhiculant une image dégradante du corps de la femme dans un but purement commercial. Celle-ci présentait une image de la femme représentée en tant qu’objet sexuel. Des images contre lesquelles le mouvement féministe mène une longue lutte depuis plusieurs décennies.

Impact Campus est un journal étudiant en partie subventionné par les cotisations que lui versent les étudiants de l’Université Laval. Dans cette optique, il semble inadmissible que de telles valeurs y soient véhiculées. Impact Campus devrait avant tout montrer l’exemple. Par de telles publicités, il paraît évident qu’Impact Campus se discrédite auprès de son lectorat étudiant.

Ce n’est cependant pas la première fois que de telles publicités se retrouvent à l’intérieur de l’hebdomadaire lavallois. En effet, l’an passé, une publicité du bar Le Monkey avait également fait beaucoup parler. En réponse à une plainte, le directeur général de l’époque avait répondu que de telles publicités ne seraient plus acceptées par l’hebdomadaire étudiant.

Comment la direction d’Impact Campus peut-elle maintenant justifier que des publicités semblables se retrouvent dans ses récentes parutions ? L’argent est-il devenu à ce point nécessaire que tout le volet éthique du journal ait complètement disparu ? Il apparaît contradictoire de lire des articles critiques quand le contenant reproduit de vieux stéréotypes éculés. D’ailleurs, nous invitons toute la communauté universitaire à boycotter les commerçants mis en cause et à leur porter plainte.

Pour conclure, il convient donc maintenant de se questionner sur ce qui devrait primer dans un journal étudiant. Le débat est ouvert. Pour nous, il semble maintenant essentiel qu’Impact Campus se dote d’un code d’éthique qui empêcherait que des évènements regrettables comme ceux-ci se reproduisent !

Martin Blais
Richard Huot

Réponse d’Impact Campus:

Le respect de la femme fait partie des valeurs d’Impact Campus. Nous nous dissocions de l’image dégradante de la femme véhiculée par la publicité en question et les plaintes que nous avons reçues nous semblent justifiées;. La présence de cette publicité en nos pages était une erreur due à un manque de communication au sein de la direction.

Nous tiendrons nos engagements quant aux restrictions concernant la publicité sexiste. Votre insatisfaction est partagée par notre conseil d’administration, qui a évoqué l’importance de rédiger un code d’éthique pour régir le contenu publicitaire.

Nous tenons tout de même à vous informer que la rédaction est indépendante de ce contenu. La publicité est néanmoins essentielle au financement de votre hebdomadaire et représente 80% de ses revenus. Malheureusement, les cotisations étudiantes de 1$ par session ne suffisent pas à assurer la viabilité financière du journal.

// L’équipe d’Impact Campus