C’est la rentrée. Encore. Bon, on le dit une dernière fois et après on vous fout la paix avec ça. Cette fois-ci, c’est la rentrée parlementaire, le 20 septembre prochain, qui attire notre attention.

C’est un gros morceau, un repas en plusieurs services qui sera servi aux députés de l’Assemblée nationale.

Pour l’entrée, notre gouvernement vous propose un réchauffé de la loi 204. Jean Charest en avait annoncé la priorité dès la rentrée, ce qui devrait arriver d’ici les prochaines semaines. Un vote de façade en quelque sorte puisque, tout le monde nous l’assure, cette histoire est déjà réglée.

Le plat principal sera, quant à lui, composé d’arguments économiques. Le Plan Nord, si cher à Jean Charest, possiblement son argument principal lors des prochaines élections générales, étalera, pour le plus grand plaisir des électeurs son choix de saveurs et de couleurs.

Comme plat à fromage, des arômes politiques qui sentent jusque sur le campus: amendement du projet de loi sur les mines, proposition des jeunes libéraux pour la création d’un Office québécois d’harmonisation interculturelle pour définir des politiques d’interculturalisme.

Et les étudiants là-dedans me demanderez-vous ? C’est un agenda déjà chargé qui attend les représentants étudiants au courant des prochaines semaines: menace de grève de la part des résidents en médecine, (re ?) positionnement officiel de la CADEUL par rapport à la hausse des frais de scolarité, activités de sensibilisation et de mobilisation par l’AÉLIES.

Cette fois, ce sera la bonne. C’est la dernière fois que l’on écrit le mot «rentrée», qu’elle soit parlementaire ou non, universitaire ou non. Quand la machine roulera par elle-même et que l’on craignera tous qu’elle s'emballe, la rentrée sera belle ett bien derrière nous.